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Le 24 Novembre 2017, 08h26

Le président de la Région s’est dit favorable, ce mardi, à la construction d’un lycée de 700 à 800 places à Châteauneuf-sur-Loire.

« Ce qui nous différencie, c’est la conception que nous avons de l’aménagement du territoire en termes d’éducation et de proximité », François Bonneau.

FIN D’ÉTUDE - Le président de Région persiste et signe : « J’officialise et je vais proposer, lors de sa session de jeudi, à notre assemblée délibérante de donner un avis sur la question de l’implantation d’un lycée à Châteauneuf-sur-Loire. J’adresserai ensuite à Madame la rectrice, Monsieur le préfet et Monsieur le ministre de l’Éducation nationale la position de la Région Centre-Val de Loire qui est favorable à la construction d’un lycée avec une capacité (viable) de 700 à 800 places sur le site de Châteauneuf-sur-Loire. » Contre les 1.100-1.200 places prévus dans le projet initial.

On se souvient que les premières études régionales révélaient la pertinence de l’implantation d’un lycée à Châteauneuf-sur-Loire avant qu'elles ne soient contredites par des données démographiques suspendant de facto un projet structurant pourtant très engagé

Selon les explications apportées par le rectorat — qui n’est pas le décideur de l’implantation d’un établissement sur tel ou tel territoire contrairement à la collectivité régionale —, « la pression » démographique se ferait plutôt sentir dans les années à venir « sur la zone métropolitaine », tandis que la tendance sur le territoire de Châteauneuf-sur-Loire indiquerait « un tassement », toujours dans un futur proche. Pour François Bonneau, président (PS) de Région, « on n’abouti pas à la même conclusion » et « ce qui nous différencie, c’est la conception que nous avons de l’aménagement du territoire en termes d’éducation et de proximité ». Pour l’élu, « le lycée de Châteauneuf sera un vrai ferment de développement sur son territoire ».

Pour « plus de justice, plus d’égalité »

Et c’est là que la politique prend toute sa dimension. « Nous sommes convaincus que pour les 700-800 jeunes issus de la ruralités, il est aujourd’hui nécessaire de construire ce lycée et de limiter les déplacements excessifs vers la métropole. Cela contribue à l’aménagement du territoire par l’éducation (…) ce bel établissement permettra de répondre à un besoin bien réel », argue, « convaincu et déterminé », François Bonneau. Une position partagée par le député LREM, Richard Ramos.

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François Bonneau.

Aussi, pour aboutir à « plus de justice, plus d’égalité » et éviter que « la proximité des uns soit obtenue par l’éloignement des autres », François Bonneau entend faire consensus : « Nous proposerons alors des extensions de lycées existants dans la métropole orléanaise. » Soit entre 300 et 400 paces supplémentaires répondant, pour partie, aux tensions démographiques prévues notamment par l’étude du rectorat. « Nous prenons bien en compte la position du rectorat, ajoute le président de Région, mais nous regardons aussi où les 1.200 places sont nécessaires (…) On libèrera un peu de pression sur l’est de l’Orléanais, et dans le même temps, sur le nord et l’ouest. Nous devons prendre en compte les besoins de l’espace urbain mais aussi ceux de l’espace rural. », conclut-il, souhaitant que le rectorat et le ministère de l’Éducation nationale donnent prochainement leur accord sur la position de la Région. Les travaux de construction du lycée de Châteauneuf-sur-Loire pourraient ainsi débuter dès la rentrée « 2012 ou 2022 au plus tard ».

Quant au coût estimé de l’ensemble, « il y aura sans doute un léger différentiel » entre le premier projet et cette dernière mouture, relève François Bonneau. « De toute façon, ce ne sera pas moins cher. On explore cela avec mes services. Il y aura un effort réalisé par la Région pour assurer le lycée dans la proximité. Après, tout dépend aussi des exetnsions réalisées. » C’est le prix du volontarisme politique, diront certains.

RZ