Le pure-player qui vous sort de votre quotidien

Le 17 Juillet 2018, 09h31

Le Conseil constitutionnel a donné une seconde chance à Mélusine Harlé, candidate de La République en Marche, battue par Jean-Pierre Door (LR) dans la 4ème circonscription du Loiret. Un autre scrutin doit avoir lieu d’ici trois mois.

Seules huit voix séparaient le député sortant (LR) à son adversaire de La République en Marche, Mélusine Harlé. 

À REFAIRE - Coup rude pour Jean-Pierre Door, député-maire LR de Montargis, dont la réélection dans la 4ème circonscription du Loiret a été annulée, lundi, par le Conseil constitutionnel. On se souvient que Jean-Pierre Door avait pu conserver son siège de député à l’issue d’un second tour de scrutin lors duquel seulement 8 voix le séparaient de son adversaire de La République en Marche, Mélusine Harlé. Il s’agissait-là du plus faible écart enregistré lors de ces élections législatives en France. 

Dès l’annonce des résultats, Mélusine Harlé avait indiqué qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel car persuadée qu’un certain nombre d’irrégularités avaient pesé sur le scrutin et en avaient donc modifié le résultat final. 

La candidate malheureuse de La République en Marche avait ainsi signalé que le nombre de bulletins de vote dans la commune de Préfontaines ne correspondait pas au nombre de signatures sur la liste d’émargement. Un écart d’une voix qui réduit, de facto, pour le Conseil constitutionnel, à 7 le nombre de voix qui distinguent les deux candidats. 

En cause, deux messages postés sur Facebook la veille du second tour

Sur le volet de la « propagande électorale », Mélusine Harlé reprochait à son adversaire LR d’avoir publié le dimanche 18 juin à 15h52, sur sa page Facebook dédiée à son mandat de maire de Montargis, « une photo le représentant prononçant un discours à l'occasion de la cérémonie commémorant l'Appel du 18 juin, et faisant état de l'affluence à cette commémoration officielle ». Or, comme le rappelle le Conseil constitutionnel, tout message qui pourrait revêtir un caractère de propagande électorale est interdit la veille du scrutin. 

Enfin, un message posté également sur Facebook, et dans les mêmes heures, par Fabrice Bouscal, adjoint au maire de Montargis, et invitant les électeurs à choisir « l’expérience face à l’aventure » a également été pointé du doigt par Mélusine Harlé, et relevé ensuite par les Sages. 

À l’issue de cet examen, et compte tenu du très faible écart entre les deux candidats, « il y a lieu d'annuler l'élection attaquée et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs de la requête », a tranché le Conseil constitutionnel. 

De nouvelles élections seront ainsi organisées dans les trois mois à venir.

A. G.