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Le 19 Août 2018, 05h33

L'Elysée n'a pas donné suite à la requête des avocates de la sexagénaire, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent.

 C'est «entre avril et juillet 2018» qu'elle devrait finalement sortir de prison.

PRISON - Jacqueline Sauvage est, sans mauvais jeu de mots, condamnée à rester en prison. François Hollande a décidé de ne pas accorder la grâce totale à la sexagénaire qui doit purger une peine de dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent. Le chef de l'État, qui lui avait accordé en revanche une grâce partielle en février dernier, entend se laisser du temps pour examiner cette nouvelle demande, suite à la requête des avocates de Jacqueline Sauvage. «Nous avons transmis ce jour la demande de grâce émise par Jacqueline Sauvage à la Chancellerie. Celle-ci doit rendre un avis et le président prendra sa décision sur cette base-là», peut-on lire sur le site du Parisien.

Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, elle avait renoncé à faire appel de la sanction après que la Cour d'appel avait refusé une nouvelle demande de libération conditionnelle en novembre dernier. C'est «entre avril et juillet 2018» qu'elle devrait finalement sortir de prison.

« C'est inhumain et consternant »

Refusant son pourvoi en cassation, sa dernière chance pour retrouver la liberté plus tôt était donc dans les mains de François Hollande. « C'est inhumain et consternant. On n'a pas d'autres recours que lui », déplore Eva Darlan qui appelle à un grand rassemblement, ce samedi à 15 heures sur le parvis du Trocadéro. « La première fois, on se disait que François Hollande ne voulait pas se mettre les magistrats à dos mais maintenant qu'il les a (suite à ses confidences dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça", ndlr), on espérait qu'il donnerait suite. Et puis on pensait que sa renonciation l'aurait libéré », conclut la comédienne. 

Avec AFP