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Le 17 Août 2017, 23h05

Echange avec le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie et des Finances en visite, ce lundi à Orléans.

«Nos agents font en sorte de permettre à nos concitoyens de consommer avec sérénité et avec le sentiment de pratiquer des activités en toute sécurité.»

MÉTHODE - Dix jours après la venue du président Macron, c’est au tour de l’un de ses proches, lui aussi membre du gouvernement, de se rendre à Orléans. Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie et des Finances, a rencontré, un peu plus tôt dans l’après-midi, les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Une forme de « management public direct », comme le souligne le ministre, afin de suivre leur travail.

Dans la foulée, il s’est également rendu sur la base de loisirs de l’Ile Charlemagne pour un très rapide état des lieux des conditions de sécurité des équipements et des aires de jeux. L’occasion pour le ministre, «venu en bus Macron (reparti en InterCité)», d’expliquer les raisons de ce déplacement au cœur de l’été orléanais.

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Quel est votre message que vous adressez aux vacanciers aujourd’hui, notamment sur le plan de la sécurité ?
Benjamin Griveaux. Tout simplement que le ministère de l’Économie et des Finances n’est pas un ministère qui est éloigné de la réalité du quotidien des Français. C’est, certes, un ministère qui s’occupe de l’Euro et des grandes politiques économiques, de la politique industrielle, des questions liées à l’économie numérique mais c’est aussi le ministère qui s’occupe, notamment, du quotidien des Français lorsqu’ils sont en vacances. C’est l’occasion de rappeler que durant la période estivale les Français vont à l’hôtel, au camping, sur des aires de loisirs et qu’ils pratiquent toutes sortes d’activités sportives. Leurs enfants sont aussi sur des aires de jeu ; j’ai moi-même deux enfants en bas âge qui pratiquent cela à haute dose.

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Les Français, comme ici sur cette base de loisirs, font de l’accrobranche, mangent dans des snacks, etc. Toutes ces activités doivent se faire dans des conditions de sécurité de qualité. Dans l’alimentation, il y a des règles strictes comme l’étiquetage, le respect de la chaîne du froid… Bref, nos agents font en sorte de permettre à nos concitoyens de consommer avec sérénité et avec le sentiment de pratiquer des activités en toute sécurité.

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«On travaille sur un projet de loi qui s’appelle le droit à l’erreur»

A-t-on suffisemment d’inspecteurs pour contrôler les différentes zones touristiques et de loisirs ?
Benjamin Griveaux. Oui parce qu’il y a de plus en plus un travail qui se fait tout au long de l’année, et pas seulement au moment de l’inspection. C’est un travail qui doit se faire préventivement et plus seulement de manière punitive. Sur les 56.000 contrôles annuels, il y en a finalement très peu qui donnent lieu à des poursuites pénales. C’est aussi le partage de la culture d’une admnistration qui contrôle et qui doit sanctionner quand cela devient inévitable. Mais c’est également une administration qui doit accompagner les professionnels. C’est cette nouvelle manière de travailler que le président de la République a souhaité mettre en place. On travaille sur un projet de loi qui s’appelle « le droit à l’erreur », cela signifie que, de bonne foi, un exploitant, un hôtelier, un restaurateur ou autre peut faire une erreur. Dès lors, l’administration est présente pour l’accompagner et pas seulement pour le sanctionner. Parfois, elle fait de la pédagogie car l’administration est compliquée d’où notre volonté de faire un travail de simplification. 

Est-il important pour vous de faire des visites ministérielles extrêmement rapides, comme celle d’aujourd’hui à Orléans ?
Benjamin Griveaux. C’est toujours beaucoup trop rapide, surtout pour moi qui suis un enfant de la province, j’ai toujours plaisir à quitter Paris, Bercy, pour aller retrouver des parfums qui me sont familiers. N’oublions pas que nous avons des services sur le terrain qui ont subi des mutualisations avec une remise en question de la manière dont ils tavaillaient. Donc, il est important d’aller les voir après un an, d’écouter ce qu’ils ont à nous dire. C’est une nouvelle forme de management public. Quand vous êtes le patron de votre administration, vous allez voir vos fonctionnaires, c’est normal. Et enfin, il est important d’écouter aussi ce que nous disent les gens.

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Justement, que vous disent les gens ?
Benjamin Griveaux. J’en ai vus un peu. Beaucoup ne sont pas en âge de m’interpeller et ça, c’est heureux (sourires). Beaucoup sont aussi en vacances et ils ont besoin de couper, comme tout le monde. J’ai bien quelqu’un qui m’a glissé une note sur la CSG que je vais pouvoir lire dans le train qui me ramènera à Paris. Sinon, ce sont souvent des échanges simples et courtois. 

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Propos recueillis par RZ