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Le 24 Novembre 2017, 08h09

Entretien avec François Ruffin, réalisateur du film Merci Patron et l'un des initiateurs de Nuit Debout. Il sera à Orléans mardi soir.

François Ruffin est attendu mardi 3 mai, au cinéma des Carmes, à 19h30, pour échanger sur le film Merci Patron. 

Résumé: 

NUIT DEBOUT. Rédacteur en chef du journal alternatif et engagé Fakir, et réalisateur du film Merci Patron, dont le succès populaire a constitué la première pierre dans l'édification du mouvement Nuit Debout, François Ruffin, 41 ans, viendra au cinéma des Carmes à partir de 19h30, ce mardi, à la rencontre des Orléanais pour débattre de son film et, sans doute, du mouvement militant qui est né dans sa foulée et dont il constitue l’une des matrices. Entretien. 

apostrophe45. Certains observateurs politiques, à droite notamment, parlent d’une « crise d'adolescence contre l'autorité prétendument oppressante », du « triomphe de la loser attitude », ou de « la glandouille nocturne boboïsée ». Vous répondez quoi à ces critiques ?
François Ruffin.  « Loser attitude », c’est sûr que si la victoire c’est d’avoir une Rolex à 50 ans comme Séguéla, ou de tous vouloir devenir milliardaire comme le dit Emmanuel Macron, ce n’est pas l’objectif des gens qui sont sur la Place. Ils nourrissent d’autres ambitions, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’ambitions, mais il y a d’autres ambitions qui sont plus diffuses, et parfois confuses, mais il est évident que l’on est sur une base démocratique et qu’il vaut mieux que ses ambitions-là soient portées plutôt que pas portées. Après, j’ai eu un entretien avec Emmanuel Todd sur cette question des bobos sur la Place et il répondait que la jeunesse de la Place de la République n’échappait pas à la précarisation non plus. Ce ne sont pas des fils de bourgeois qui sont sur la Place, il ne faut pas exagérer non plus.  (...)

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