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Le 22 Février 2018, 15h59

Le dernier bilan fait état de 30 blessés parmi les ressortissants français dont 5 toujours dans un état grave. L'enquête avance à grands pas.

Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans, est en fuite et très activement recherché.

TERRORISME - Comme on pouvait malheureusement s’y attendre, le bilan des victimes des attentats en Espagne s’est aggravé depuis jeudi soir. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié samedi 19 août, les attaques terroristes qui ont frappé Barcelone et Cambrils, le 17 août, ont fait « au total 30 blessés » parmi la communauté française dont 5 sont toujours dans un état grave.

« Le dernier bilan des victimes françaises dans les attentats en Espagne, établi par le Centre de crise et de soutien du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, a recensé au total 30 blessés dans l'ensemble des attaques terroristes », a ainsi déclaré le Quai d'Orsay, dans un communiqué. « Seize de nos compatriotes blessés ont pu quitter les hôpitaux après avoir reçu les soins appropriés », indique le ministère qui précise que « parmi les 14 Français toujours hospitalisés dans les hôpitaux de la région de Barcelone, cinq se trouvent dans un état grave ».

Une « attaque de plus grande envergure » en préparation

Un précédent bilan présenté par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors de son déplacement vendredi en Espagne, faisait état de 28 blessés dont 8 dans un état grave.« A la demande du ministre, Jean-Yves Le Drian, le Consulat général de France à Barcelone et la cellule de crise au Centre de crise et de soutien à Paris continuent d'assurer la réponse téléphonique à nos concitoyens à la recherche de leurs proches. Ils ont traité au total plus de 4000 appels », a souligné le ministère.

L’on sait désormais que les auteurs des attaques à Barcelone et Cambrils préparaient une « attaque de plus grande envergure », selon les mots prononcés, vendredi 18 août, par le porte-parole de la police catalane. 

« Ils préparaient un attentat ou plusieurs. L’explosion d’Alcanar - la veille de l'attentat, une explosion à Alcanar, au sud de Barcelone, serait liée à l'attentat sur les Ramblas, car dans les décombres, les enquêteurs ont retrouvé des dizaines de bouteilles de gaz, ndlr - a permis d'éviter (...) des attentats de plus grande envergure », a déclaré Josep Lluis Trapero.

La police a mis au jour une cellule d'une douzaine de personnes

Quant à l’enquête elle-même, elle progresse rapidement. La police a ainsi mis au jour une cellule d'une douzaine de personnes passée à l'acte précipitamment, après l'échec d’un premier plan encore plus meurtrier. Cette cellule, dont la police assure qu'elle est désormais « démantelée » pourrait avoir été impliquée dans les attaques de Barcelone et de Cambrils.

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Et sur la douzaine de suspects, quatre ont été arrêtés jeudi et vendredi, et cinq autres abattus par la police espagnole dans la nuit de jeudi à vendredi alors qu’ils fonçaient sur la foule à bord d’une voiture Audi A3. Parmi les assaillants tués figurent trois jeunes Marocains vivant depuis leur enfance en Espagne: Moussa Oukabir, Saïd Aallaa et Mohamed Hychami, respectivement âgés de 17, 18 et 24 ans. Un autre suspect, Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans, est en fuite et très activement recherché. Il pourrait s'agir, selon les médias espagnols, du conducteur de la camionnette qui a fauché jeudi des passants sur les Ramblas.

Au centre des investigations, une petite ville au pied des Pyrénées

La plupart des membres de la cellule avaient des liens avec une seule petite ville de 10.000 habitants au pied des Pyrénées, Ripoll. C'est là que la maison d'un imam a été perquisitionnée samedi matin. D'après le quotidien El Pais qui cite des sources policières, l'imam pourrait avoir été tué dans l'explosion d'Alcanar. C'est aussi à Ripoll que trois suspects ont été arrêtés et qu'habitaient trois des morts identifiés vendredi, Moussa Oukabir, Saïd Aallaa et Mohamed Hychami.

La rédaction avec l'AFP