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Le 19 Octobre 2017, 09h22

L’entreprise bien connue des Français a investi dans un four à 9 millions d’euros. Avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire.

On va pouvoir vendre davantage en Chine et en Corée du Sud par exemple qui sont deux pays pour lesquels nous représentons le haut de gamme », Antoine Ioannides.

ÉCONOMIE - En 2008, l’entreprise Duralex, installée à La Chapelle-Saint-Mesmin, n’était pas loin de disparaître. Et ses verres, prétendument incassables, et qui font partie du patrimoine ménager de l’Hexagone, risquaient fort de ne plus apparaître sur les tables des Français. « Tout pouvait concourir à un drame social et à un drame industriel. C’était quasiment écrit. Il n’y avait d’ailleurs qu’un repreneur », a rappelé, ce jeudi après-midi, François Bonneau, président PS de la Région, en visite sur le site industriel. Un déplacement auquel ont également pris part le préfet de région, Jean-Marc Falcone, le président d'Orléans-Métropole, Olivier Carré, et le maire (PS) de la commune, Nicolas Bonneau. 

« Avec celui-là, on va bénéficier des techniques les plus modernes, la qualité de notre production sera encore meilleure»

Une visite qui avait un but : souligner le soutien financier apporté par la Région pour assurer la pérennité et le développement de cette entreprise. Et aujourd’hui, ce soutien a pris la forme d’une avance remboursable de 400.000 euros pour favoriser l’acquisition par Duralex d’un nouveau four ultra-moderne d’une valeur de près de 9 millions d’euros. « Votre entreprise a quelque chose d'exemplaire, c'est l'aboutisement d'une certaine sérénité et d'une certaine croissance », a déclaré le préfet de région à l'adresse du président de l'entreprise. 

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(De droite à gauche : Olivier Carré, président d'Orléans-Métropole, François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, Jean-Marc Falcone, préfet de région, et Antoine Ioannides, président de Duralex. (Photos. apostrophe45)

« C’est la Rolls-Royce des fours », plaisante Antoine Ioannides, actionnaire principal et actuel président de l’entreprise. « L’autre avait dix ans et on était obligés de le changer. Avec celui-là, on va bénéficier des techniques les plus modernes, la qualité de notre production sera encore meilleure. On va pouvoir vendre davantage en Chine et en Corée du Sud par exemple qui sont deux pays pour lesquels nous représentons le haut de gamme »

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Sous la conduite de plusieurs responsables de l’entreprise, les élus ont eu le droit à une visite guidée de site de production. Et si le nouveau four, doté de caméras et de capteurs en tous genres qui vont améliorer la qualité mais aussi la quantité des produits fabriqués, est d’une modernité criante, le site de fabrication, lui, avec ses chaînes de production suffocantes de chaleur et noircies par la combustion, replongent le visiteur dans une ambiance industrielle digne du 19e siècle. 

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83 millions de produits par fabriqués par an

Aujourd’hui, l’usine Duralex - spécialiste de la technique dite du verre trempé - sort de ses cinq lignes de production quelque 83 millions de produits par an, des verres, certes, mais pas seulement, puisque tout ce qui touche à l’art de la table se décline et se fabrique à La Chapelle-Saint-Mesmin. Une production qui s’exporte dans 110 pays. L’entreprise qui comptait 200 salariés en 2008, en emploie 250 actuellement. Et le président assure qu’avec ce nouveau four, des embauches vont avoir lieu.

A. G.