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Le 24 Novembre 2017, 08h28

Deux équipes du Samu 45 ont été engagées, au soir du vendredi 13 novembre, à la demande du Samu de Paris pour potentiellement prendre en charge des blessés graves sur le site du Bataclan. 

«On est resté trois quarts d’heure sur place et on a eu la confirmation que, malheureusement, il y avait plus de morts que de blessés graves.»

SOUVENIR - Les hommages se multiplient, deux ans après les attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris. Le Stade de France d’abord, les terrasses ensuite, et enfin Le Bataclan. Ces attaques coordonnées par Daesh avait fait au total 130 victimes et plus de 350 blessés. Les autorités multiplient donc les cérémonies dites du « souvenir ». Le ministère de l’Intérieur, par un tweet, s’associe évidemment à cette journée et a tenu à remercier « toutes les forces de secours et de sécurité mobilisés le soir du 13 novembre 2015 ». Parmi elles, deux équipes du Samu 45. 

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Alexis Bertrand, médecin au Samu 45 et responsable de la partie gestion des risques exceptionnels, était parmi les deux équipes engagées, vendredi 13 novembre, à la demande du Samu de Paris pour potentiellement prendre en charge des blessés graves sur le site du Bataclan. Il n’en a pas eu l’occasion malheureusement. « On a deux équipes qui ont été engagées à la demande du Samu de Paris. La demande s’est faite avant l’assaut sur le Bataclan », déclarait-il à l’époque

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« La demande s’est faite avant l’assaut sur le Bataclan »

Une ambulance de réanimation devait se rendre à l’hôpital Necker et un hélicoptère a été envoyé sur l’héliport d’Issy-les-Moulineaux. « Moi, j’étais dans la seconde. Il y avait d’autres équipes qui dépassaient largement la grande couronne parisienne, puisque la plus éloignée venait de Dijon. Ça, c’est dans le cadre du plan «alpha multivictimes». Il y a un chapitre hélico qui, en fonction du nombre de victimes potentielles, fait appel à des secours extérieurs à l’Ile-de-France, ce qui est exceptionnel. Je n’avais jamais vu l’Ile-de-France appeler au secours pour être très franc », explique-t-il. « Nous, on est resté trois quarts d’heure sur place et on a eu la confirmation que, malheureusement, il y avait plus de morts que de blessés graves. Du coup, on n’a pas eu besoin de réaliser des évacuations hors d’Ile-de-France. L’équipe du Samu 45 en voiture a donc également dû faire demi-tour. On était engagé mais on n’a pas effectué de prise en charge de victime. En réalité, on était seulement à disposition, si besoin. »

« En réalité, c’est un tri entre les blessures graves et les moins graves »

Comme le dit l’urgentiste, « la première chose à faire pour les premiers intervenants, c’est de ne pas soigner mais d’évaluer le nombre de victimes et le type de victimes pour évaluer les renforts. On s’organise sur le terrain pour optimiser la prise en charge par les soignants. En réalité, c’est un tri entre les blessures graves et les moins graves. On fait des regroupements, que ce soit dans un restaurant, un hall d’immeuble, sur un trottoir… ».

Des exercices réguliers sont, depuis, réalisés pour faire face à la prise en charge de nombreuses victimes sur des sites différents. Dans le Loiret, le pilotage est assuré par la préfecture en collaboration avec les pompiers et les forces de l’ordre.

RZ