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Le 25 Avril 2018, 18h08

Claude de Ganay, député (LR) du Loiret, entend se « mobiliser pour sauvegarder nos centrales et pour promouvoir une politique énergétique responsable et durable ».

« Fermer des centrales nucléaires sûres et opérationnelles est un non-sens économique, un désastre industriel et une farce environnementale. »

À L'ÉNERGIE - Le député (LR) du Loiret, Claude de Ganay, a interpellé le Premier ministre Bernard Cazeneuve « sur les conséquences de sa politique énergétique »« Le 27 octobre dernier a été publié en catimini un décret exigeant qu’EDF présente, dans un délai de 6 mois, un plan de démantèlement de la filière nucléaire ; l’objectif étant d’atteindre le seuil de 50% de production nucléaire dans le mix énergétique national d’ici 2025. Cela signifie, purement et simplement, de fermer des centrales nucléaires », s'insurge le douté qui siège au Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN). 

« J’ai adressé au Premier ministre un message clair : fermer des centrales nucléaires sûres et opérationnelles est un non-sens économique, un désastre industriel et une farce environnementale », martèle Claude de Ganay. Et s'en explique : 

« Non-sens économique, car ce serait dilapider le fruit de précieux investissements, qui garantissent aujourd’hui aux consommateurs Français une électricité parmi les moins chères d’Europe. 

Ils ne disent pas aux Français que les factures d’électricité vont augmenter ! 

Désastre industriel, car ce serait sacrifier un fleuron technologique français et condamner des territoires ruraux dont l’activité économique est intimement liée aux industries qui s’y trouvent. Une nouvelle fois, ce sont les zones rurales qui paient le prix des errements politiques du gouvernement. 

Ils ne disent pas aux Français que les emplois détruits ne pourront évidemment pas être compensés.

Farce environnementale enfin, car dans un délai aussi court, la transition énergétique ne se fera pas. L’énergie nucléaire représente actuellement 76% de la production annuelle d’électricité française. »

Claude de Ganay en conclut donc que, « puisque ces objectifs sont absolument impossibles à atteindre, cela signifie que la France devra, soit importer de l’électricité qui ne sera pas issue d’énergies renouvelables, soit ouvrir des centrales à combustible fossile. Ils ne disent pas aux Français la vérité sur la transition énergétique telle qu’ils la conçoivent ! »