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Le 26 Février 2018, 02h31

Le Département doit anticiper sur une démographie scolaire en constante hausse. Gérard Malbo détaille les enjeux de cette rentrée.

En cette rentrée 2017, le Département compte 34.805 collégiens. 

ENTRETIEN. Gérard Malbo, président de la commission «Éducation, jeunesse, sports et environnement» du Conseil départemental, fait le point sur les principaux enjeux de cette rentrée scolaire 2017 : hausse des effectifs, sécurisation des collèges, pédagogie numérique et restauration scolaire, le vice-président du Département détaille les nouveautés dans les collèges du Loiret et les principaux chantiers en cours. 

apostrophe45. La démographie des collégiens est en hausse depuis des années. Pour y faire face, trois nouveaux collèges vont ouvrir entre 2020 et 2021. Y a-t-il des pistes de réflexion pour en construire d’autres ? 
Gérard Malbo. Oui, les effectifs sont en hausse cette année encore. Nous avons 34.805 collégiens inscrits dans le public et 4.500 dans le privé. D’ici 2020-2021, nous compterons 1.500 collégiens supplémentaires. Nous menons donc une réflexion pour le quartier de La Source à Orléans et pour la commune de Saint-Jean-de-la-Ruelle car il faut anticiper sur cette évolution démographique. Comme vous le précisez, deux collèges vont ouvrir : un, à la rentrée 2020, dans le quartier nord-est d’Orléans - ndlr : l’Argonne -, et les deux autres à Pithiviers et Dadonville. 

«À Pithiviers, le collège actuel Denis-Poisson accueille plus de 1.000 collégiens, ce qui est beaucoup trop»

apostrophe45. Deux dans le seul secteur du Pithiverais donc. 
Gérard Malbo. Oui. À Pithiviers, le collège actuel Denis-Poisson accueille plus de 1.000 collégiens, ce qui est beaucoup trop. Nous allons reconstruire un autre collège sur le site de l’actuel. Et puis, pour rééquilibrer les effectifs, nous avons décidé de construire un autre collège à Dadonville. Le terrain est acheté. Et nous sommes sur une ouverture en 2021.

apostrophe45. La sécurisation des collèges est aussi l’un des gros chantiers de cette rentrée. Où en êtes-vous ? 
Gérard Malbo. C’est une enveloppe globale de 3 millions d’euros dont la moitié à la charge du Département. Nous avons installé des « alarmes silencieuses », ce qui veut dire qu’en cas d’intrusion, une alarme se déclenche sur les téléphones portables et les ordinateurs du personnel. Nous sommes en train de protéger aussi les vitres des loges et des classes situées au rez-de-chaussée dans tous les collèges. Nous aménageons également des « fusibles », autrement dit des clôtures qui peuvent s’ouvrir très facilement si les enfants doivent prendre la fuite. Tout cela est en cours de réalisation.

« Le bilan de cette « Opération cartable » est mitigé »

apostrophe45. L’utilisation exclusive de tablettes numériques a été expérimentée au collège de Meung-sur-Loire sur un cycle complet de collégiens, autrement dit quatre années. Quel en est le bilan et l'expérience va-t-elle être renouvelée? 
Gérard Malbo. Le bilan de cette « Opération cartable » est mitigé. Certaines choses ont bien marché, d’autres un peu moins. Il a fallu, par exemple, remplacer 20% des tablettes qui avaient été endommagées. Nous préférons aujourd’hui mettre en place un sytème de classes mobiles, avec 15 tablettes qui circulent de classe en classe. Les enseignants trouvent que c’est plus pratique. 

apostrophe45. Autre chantier engagé cette année, celui de la restauration scolaire. Vous avez décidé de privilégier les circuits courts, comment la rentrée s’est-elle passée de ce point de vue-là? 
Gérard Malbo. Oui, le Département s’est associé avec la ville d’Orléans pour faire travailler la Sogérès, choisie après de nombreuses réunions de travail. 13 collèges sont désormais fournis en « unité relais » et la rentrée s’est très bien passée. C’était une première. L’objectif est de privilégier les circuits courts et locaux, donc les agriculteurs et producteurs locaux. Ces 13 collèges reçoivent le plat principal de la Sogérès, qui favorise les circuits courts, mais les entrées et les desserts sont toujours faits sur place par les cuisiniers du collège.   

Propos recueillis par Anthony Gautier.