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Le 20 Octobre 2018, 12h28

Le sénateur PS du Loiret a profité de la venue de François Hollande pour l’informer de la menace de fermeture de l’entreprise japonaise.

Dans cette missive remise au Président de la République, le sénateur PS rappelle que l’implantation locale d'Hitachi est à mettre au compte d’un « vrai partenariat (…) fondé sur la confiance » entre sa direction et les pouvoirs publics de l’époque.

ALERTE. Au moment où François Hollande allait remonter dans sa voiture, aux alentours de midi, donc, ce jeudi 1er septembre, Jean-Pierre Sueur a sorti de sa poche une lettre qu’il a remise en main propre au Président de la République. Quelques mots peu audibles chuchotés à l’oreille du chef de l’Etat ont juste permis de comprendre qu’il s’agissait de l’alerter sur la menace de fermeture de l’entreprise Hitachi à Ardon. Une menace que le Président, étonné, a donné le sentiment de découvrir, avant de s’engouffrer dans son véhicule.

Dans cette missive remise et adressée au Président de la République, puis aux journalistes, le sénateur PS du Loiret rappelle que l’entreprise Hitachi, arrivée dans le département en 1992, compte 170 salariés et que son implantation locale est à mettre au compte d’un « vrai partenariat (…) fondé sur la confiance » entre sa direction et les pouvoirs publics de l’époque, Klébert Malécot, en tant que président du Département, et lui-même, en tant que maire d’Orléans et président de l’agglomération.

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François Hollande a reçu en main propre la lettre de Jean-Pierre Sueur. (Photo. apostrophe45)

« Les représentants de la direction de l’entreprise nous ont annoncé que les technologies changeaient, que l’informatique évoluait à grande vitesse, qu’il n’était plus utile de fabriquer à Orléans autant de « disques durs ». Cela est vrai. Mais une entreprise de taille mondiale comme Hitachi développe constamment de nouveaux projets. Qui dira qu’il était et qu’il serait impossible d’implanter à Ardon l’un, ou plusieurs, de ces nouveaux projets ? », écrit Jean-Pierre Sueur qui demande au chef de l’Etat qu’il veille à ce que « dans des délais rapprochés, tous les contacts appropriés soient pris avec le groupe Hitachi et les autorités japonaises compétentes afin que tout soit fait pour sauver Hitachi Orléans »

 

Les élus locaux montent au créneau

Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret ; François Bonneau, président PS de la Région Centre-Val de Loire ; Hugues Saury, Président LR du Conseil Départemental du Loiret et Charles-Eric Lemaignen, président LR de l’AgglO Orléans Val de Loire ont été informés, le 30 août 2016 à l’occasion d’une réunion, de l’intention d'Hitachi de fermer son site de production d’Ardon situé dans le Loiret, le groupe japonais souhaitant privilégier les services à l’activité manufacturière. 

Ensemble, les élus locaux ont adressé conjointement, ce jeudi 1er septembre 2016, un courrier à Toshiaki Higashihara, Président d'Hitachi Global, afin de rappeler avec force l’histoire qui lie son entreprise à notre territoire et le potentiel de redynamisation du site de production d’Ardon. 

Conscients que cette fermeture aurait un impact désastreux pour les salariés, les partenaires de l’entreprise et plus globalement, pour l’écosystème économique de notre territoire, les élus locaux demandent à Toshiaki Higashihara d’examiner les solutions qui permettraient l’installation de nouvelles activités à fort développement et donc le maintien de la majorité des emplois actuels. Si la production venait à s’arrêter, un nouvel avenir, construit en concertation, doit être trouvé pour le site d’Ardon.

La rédaction