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Le 26 Septembre 2018, 02h42

Le projet de village des marques de Sorigny, au sud de Tours, n’a pas réussi son premier examen de passage en commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), le 16 juillet. On attend le verdict de la commission nationale, attendu pour la fin de l’année.

Le verdict de la CNAC sera déterminant. En cas de refus confirmé, le dossier sera refermé.

EN SURSIS - Couvé par Alain Esnault, le président de la communauté de communes Touraine Vallée de l’Indre, le projet de village des marques porté par la filiale européenne de l’opérateur américain Torg (pour The Outlet Resource Group) n’a pas réussi son premier examen de passage. Le 16 juillet, le dossier Val de Loire Market (150 à 200 boutiques à Sorigny, au sud de Tours) était rejeté – de justesse – en commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) par 9 voix contre, 7 pour et 1 absention. Le recours déposé devant la commission nationale (CNAC) devrait être examiné en fin d’année.

Le maire de Tours Christophe Bouchet s’est dit « fermement opposé » à Val de Loire Market. Mais comment réagir autrement ? Les commerçants de la ville, fédérés par la puissante FDUC, se sont empressés de faire part de leur « indignation » face à un projet « préparé dans le plus grand secret. » 

700 emplois en perspective

Pourtant, selon Alain Esnault, la création de Val de Loire Market pourrait attirer chaque année 2,5 millions de chalands et générer la création de 700 emplois. Quant à l’effet destructeur pour le commerce avoisinant, il est très relatif. Pour la CCI de Troyes, chargée d’une étude d’impact du projet par sa consœur tourangelle, les villages des marques – ou « outlets » – ne bouleversent pas le paysage commercial. « Plusieurs années après l’installation de Marques Avenue et McArthurGlen dans la périphérie de Troyesune étude indépendante a conclu que si l’ouverture des deux centres avait occasionné la fermeture de 15 boutiques, le tourisme commercial avait augmenté de 10 % au centre-ville et les hôtels avaient accru leur fréquentation de 7 % », explique Didier Moret, de l’observatoire économique aubois. 

Le verdict de la CNAC sera déterminant. En cas de refus confirmé, le dossier sera refermé. Mais si la décision infirme l’avis de la CDAC, tous les espoirs sont permis. Le britannique McArthurGlen a fini par avoir gain de cause au Conseil d’État, après un rejet initial par la CDAC des Bouches-du-Rhône de son village de Miramas (13), inauguré en avril 2017.

La Lettre Valloire