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Le 21 Août 2018, 08h43

Reconduction du prêt à taux zéro, de la loi Pinel, suppression de la taxe d’habitation… Le gouvernement Macron a remanié les dispositifs fiscaux existants. Mais ils restent toujours attractifs! 

Le marché de l’immobilier s’illustre en 2017 par de grandes disparités et par un creusement du fossé entre les prix pratiqués à Orléans et son agglomération et ceux de la ruralité.

C'EST LE MOMENT - Pas d’inquiétude pour celles et ceux qui envisageaient d’investir dans l’immobilier à Orléans ou son agglomération : les nouvelles mesures fiscales prises par le gouvernement ne remettent pas en cause l’attrait de la pierre, loin s’en faut puisque certains coups de pouce fiscaux viennent d’être reconduits mais recentrés sur les grandes villes. Ainsi, les primo-accédant, par exemple, peuvent toujours profiter du prêt à taux zéro (PTZ) jusqu’au 3 décembre 2021, toujours à certaines conditions bien sûr. Et, si vous envisagez, une fois propriétaire, des travaux de rénovation énergétique, vous pourrez encore profiter du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite), prolongé jusqu’au 31 décembre 2018. Celui-ci permet de déduire, de son impôt sur le revenu, 30 % du montant des améliorations effectuées dans votre habitation principale. 

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Par ailleurs, la taxe d’habitation va être supprimée d’ici trois ans pour 80 % des foyers, ce qui n’est pas sans représenter non plus un intérêt financier. Ceci étant, attention, « certaines collectivités locales pourraient voter des augmentations de taxes foncières ou mettre en place de nouveaux impôts, comme la taxe inondation ou la surtaxe sur les logements vides, ce qui pèserait sur les seuls propriétaires », prévient Jean Perrin, président de l’Union nationale pour la propriété immobilière.

Le fameux dispositif Pinel reconduit jusqu’au 31 décembre 2021

Si vous comptez investir dans le neuf pour louer, là encore, le gouvernement s’inscrit dans la continuité avec la reconduction jusqu’au 31 décembre 2021 du fameux dispositif Pinel qui offre aux investisseurs une réduction d’impôts qui permet de déduire fiscalement une partie du prix d’acquisition d’un logement. Le pourcentage de réduction d’impôts est proportionnel à la durée de l’engagement : 12 %, 18 % ou 21 % selon que vous louez pendant six, neuf ou douze ans. Et reste doublement plafonné à 300.000 euros par an et à 5.500 euros le mètre carré, soit une réduction maximale de 63.000 euros sur douze ans. Mais, nouveauté 2018, les logements doivent être situés dans les zones géographiques où la demande de logements est forte. En contrepartie de cet avantage fiscal, le propriétaire doit s’engager à fixer un loyer qui ne dépasse pas certains plafonds.

Le fossé se creuse entre les prix pratiqués à Orléans et son agglomération et ceux de la ruralité

Concernant le marché de l’immobilier lui-même, il s’illustre en 2017 par de grandes disparités et par un creusement du fossé entre les prix pratiqués à Orléans et son agglomération et ceux de la ruralité. « Une commune comme Châteauneuf-sur-Loire perd 17% tout de même en 2017, c’est beaucoup. C’est un phénomène général bien sûr que l’on peut observer partout en France. Les villes sont plus attractives que les communes plus rurales », explique Yves Auberger, notaire à Ingré. Au sein même de la métropole orléanaise, qui reste très attractive pour les promoteurs immobiliers, le prix des immeubles construits dans les années 70/80 a beaucoup décoté l’année dernière. « Ces immeubles sont parfois mal chauffés, énergivores, avec des façades à reprendre ou des ascenseurs qui fonctionnent mal, ça va vite après pour qu’un appartement décote », souligne Yves Auberger. 

« Il y a un dynamisme global à Orléans, on a des jeunes qui veulent investir »

Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent investir dans du neuf pour louer ensuite, quelques résidences vont sortir de terre dans les mois qui viennent à Orléans puisqu’un certain nombre de ZAC - Zone d’aménagement concerté - sont en œuvre aux quatre coins de la ville. Une métropole qui continuent donc de séduire les promoteurs comme les particuliers du fait de sa proximité avec le sud du Grand-Paris et des projets d’aménagement qui sont lancés ou en passe de l’être : CO’Met (ndlr : salle de sports, palais des congrès, parc des expos et Zénith), centre aqualudique en lieu et place de l’ancienne prison, cité musicale au sud du pont de l’Europe, Labo, aménagement du site de l’ancien hôpital de la Porte-Madeleine, etc. « S’il n’y a pas économie, il n’y a pas de logements, tout est lié. Il y a un dynamisme global à Orléans, on a des jeunes qui veulent investir », conclut Ivain Le Roy Liberge, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) du Centre-Val de Loire. À bon entendeur...

La rédaction.