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Le 19 Novembre 2017, 16h53

Orléans-Métropole travaille à rendre le réseau de transports bus-trams accessible à tous. Les chiffres en témoignent. 

« Chaque année, la métropole investit près de 500.000 euros pour surélever et aménager les quais pour les personnes à mobilité réduit »

MOBILITÉ. La semaine dernière, la station de tram Antigna était rebaptisée symboliquement Louis Braille en présence d’élus d’Orléans-Métropole, de Vincent Michel, président de la Fédération des aveugles et amblyopes de France et de Bruno Gendron, président de la Fédération des aveugles et amblyopes de France-Val de Loire. Une manière pour la métropole de témoigner du travail réalisé, en étroite collaboration avec Kéolis, pour rendre le réseau de transport urbain accessible au plus grand nombre alors que la 16e édition de la semaine européenne de la mobilité a été lancée cette semaine. 

100% des bus et des trams bénéficient d’un plancher bas

Un communiqué de presse émanant de la Métropole d’Orléans met d’ailleurs le doigt sur les aménagements qui ont été réalisés tant sur le réseau tram que bus afin de ne pas rendre leur utilisation discriminante. Ainsi, 100% des bus et des trams bénéficient d’un plancher bas, d’un emplacement pour personnes à mobilité réduite et d’informations visuelles et sonores en temps réel. Pour les quais, des progrès significatifs semblent avoir été faits puisque 100% des quais de tram et 38% des quais de bus répondent aux normes d’accessibilité. 

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La station de tram Antigna a été rebaptisée Louis-Braille. (Photo. apostrophe45)

« Chaque année, la métropole investit près de 500.000 euros pour surélever et aménager les quais pour les personnes à mobilité réduit », explique ce même communiqué. « Cet investissement s’élevait à 1 million d’euros en 2017. Entre janvier et septembre 2017, 70 quais ont été rendus accessibles. Ce programme de travaux va se poursuivre en 2018, avec la mise en accessibilité déjà programmée d’au moins 70 quais supplémentaires situés à proximité d’établissements recevant du public en situation d’handicap, à forte fréquentation ou formant un pôle de correspondance. » 

« Ce retard de plus de cinquante ans, cette négligence, voire ce mépris de la SNCF, vis-à-vis de personnes à mobilité réduite »

Par ailleurs, à l’adresse des personnes qui souffrent de déficiences visuelles, des annonces sonores, actionnées par des télécommandes, permettent de les guider. Ainsi, sur les 286 carrefours que comptent Orléans Métropole, 112 sont totalement équipés (soit 40%) et 51 sont partiellement équipés (soit 18%) pour recevoir les signaux de ces boitiers d’une portée de 10 à 15 mètres. « Cette technologie est universelle et les télécommandes peuvent être utilisées dans d’autres villes de France équipées. Une convention a été signée entre Orléans Métropole et le Collectif Handicap Visuel qui distribue et gère ces boitiers, gratuits pour tous les habitants d’Orléans Métropole justifiant d’un handicap visuel », explique-t-on à la mairie d’Orléans. Alors que nombre de collectivités ont efficacement œuvré pour que les transports soient accessibles à tous, reste de gros points noirs.  La gare de Fleury-les-Aubrais en est un par exemple. 

« L’actuel bâtiment de la gare de Fleury-les-Aubrais, utilisé par plus de 1,6 millions de voyageurs chaque année, date de 1961. Encore à ce jour, seuls des escaliers permettent de parvenir aux quais. Fin 2018, trois ascenseurs devraient enfin faciliter l’accessibilité des voies aux personnes ayant des difficultés à se déplacer. Ce retard de plus de cinquante ans, cette négligence, voire ce mépris de la SNCF, vis-à-vis de personnes à mobilité réduite, prouve qu’il persiste dans notre société libérale et normative de très nombreux laissés-pour-compte, d’exclus, sinon de parias », soulignait, à juste titre, le docteur Jean-Paul Briand dans une tribune pour apostrophe45. Cinquante ans d’usage discriminant. Il serait, en effet, temps d’y remédier définitivement. 

A. G.