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Le 21 Juillet 2018, 07h50

L'Insee publie, ce vendredi 6 mars, deux études sur le comportement civique des Français à trois semaines des élections départementales. Et l'élan civique de mars 2014 a perdu de sa vigueur.

« Cette baisse qui touche la majorité des régions françaises est plus sensible dans les régions rurales », commente l'Insee.

Résumé: 

ÉTUDE. À trois semaines des élections départementales (22 et 29 mars), l'Insee publie, ce vendredi 6 mars, deux études sur le comportement civique des Français, l'une généraliste sur les inscrits au 1er mars 2015, l'autre consacrée à l'inscription des jeunes de 18 à 24 ans. 

Deux enseignements majeurs en découlent localement : en région Centre-Val de Loire, 82,8% des jeunes de 18 à 24 ans de nationalité française sont inscrits sur les listes électorales au 1er mars 2013 et 7,6% d'entre eux l'ont fait de manière volontaire. Un pourcentage néanmoins plus faible que celui enregistré au niveau national avec 85% des jeunes de cette tranche d'âge inscrits, sachant que près de neuf sur dix ont bénéficié d'une inscription d'office. 

« La tenue d’élections départementales, traditionnellement peu mobilisatrices, et le report du scrutin régional en décembre expliquent ce léger recul »

D'un point de vue plus généraliste, la région Centre-Val de Loire compte 1.789.000 électeurs au 1er mars 2015. Sur un an, ce nombre a baissé de 0,6 %, une baisse plus forte que celle enregistrée au niveau national (-0,1%, soit - 65.000 inscrits). Pour l'Insee, « la tenue d’élections départementales, traditionnellement peu mobilisatrices, et le report du scrutin régional en décembre expliquent ce léger recul. Cette baisse qui touche la majorité des régions françaises est plus sensible dans les régions rurales ». Et ce, malgré la mise en place d’une nouvelle carte des cantons et des régions.

En effet, au 1er mars 2014, dans la perspective immédiate des élections municipales de mars 2014, le nombre d’électeurs avait progressé de 1,1 % en un an (+ 503.000 électeurs), une hausse qui faisait elle-même suite à un net repli enregistré au 1er mars 2013 (- 0,8 % sur un an, soit - 338 000 électeurs). « La variation du nombre d’électeurs est très dépendante de la présence de scrutins et de leur nature. En l’absence d’élections au cours de l’année 2013, les électeurs avaient été moins nombreux à s’inscrire en 2012 », analyse l'Insee. 

Seulement 42% des Français devraient prendre part au vote du premier tour

Mauvaise nouvelle donc pour la démocratie puisque la perspective des élections départementales ne mobilise guère l'élan civique des Français. Selon un sondage Ifop-JDD, réalisé à un mois du scrutin, seulement 42% des Français devraient prendre part au vote du premier tour, soit une participation inférieure à celle des précédentes élections cantonales, pour lesquelles 44% de la population s’étaient déplacés, mais également en-deçà des scrutins de 2014 (64% pour le premier tour des élections municipales, 44% pour les élections européennes). Et cette abstention devrait concerner prioritairement les jeunes puisque seulement 25% des moins de 35 ans devraient participer à ce vote.

A. G.

 

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