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Le 17 Décembre 2017, 20h54

Sur France Bleu Orléans, la rectrice a annoncé qu'elle acceptait le choix d'implantation de ce nouveau lycée à certaines conditions. 

«  J'ai demandé à François Bonneau qui l'a accepté que ce lycée ne soit pas qu'un lycée général », Katia Béguin,  rectrice de l’académie d’Orléans-Tours.

COMPROMIS - La fronde, pour ne pas dire la colère, des élus régionaux avait été grande lorsque la rectrice de l’académie d’Orléans-Tours, Katia Béguin, avait annoncé, le mois dernier, qu’elle n’était pas favorable à la construction d’un nouveau lycée à Châteauneuf-sur-Loire. Il y a dix jours, en session plénière, les élus régionaux avaient dit, tour à tour, et dans un consensus sans faille, qu’il n’était pas question que le dernier mot revienne à l’État sur ce sujet lié à l’aménagement du territoire et à l’équilibre de l’offre scolaire, et que l’implantation de ce nouveau lycée répondait à ces deux impératifs catégoriques. 

« Cette nouvelle mouture répond à ce qui était pour nous un préalable : desserrer la pression démographique dans l'Orléanais »

Or, invitée de nos confrères de France Bleu Orléans ce mardi matin, Katia Béguin a indiqué qu’il y avait « matière à trouver un accord » avec la Région pour créer un lycée à Châteauneuf-sur-Loire, à condition, d’une part, qu’il ne s’agisse pas d’un lycée général et que, d’autre part, des extensions soient prévues dans les lycées de la métropole, comme les élus régionaux les ont proposées.

« Cette nouvelle mouture répond à ce qui était pour nous un préalable : desserrer la pression démographique dans l'Orléanais», a répondu au micro de France Bleu Orléans Katia Béguin. « Quant au lycée à Châteauneuf, qui est un pari en termes d'aménagement du territoire, j'ai demandé à François Bonneau qui l'a accepté que ce lycée ne soit pas qu'un lycée général, mais qu'il ait aussi des filières professionnelles très attractives qui n'existent pas ailleurs, comme les métiers de l'environnement et de gestion de l'eau », a poursuivi la rectrice.  

Les Régions face à la haute administration 

Cette crispation entre la collectivité régionale et l’État s’inscrit dans le cadre plus large d’une défiance de la Région face à des promesses financières non tenues de la part du gouvernement et du sentiment partagé par nombre d’élus régionaux que la haute administration tente de reprendre la main sur les prérogatives politiques accordées aux Régions dans le cadre de la décentralisation. Sans doute, la rectrice a-t-elle été surprise elle-même par la virulence des prises de position après son refus liminaire du choix de l’implantation de ce nouveau lycée. Et, manifestement, un compromis a aujourd’hui vu le jour.  

A. G.