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Le 19 Décembre 2018, 14h46

Le terrorisme a été l'un des sujets débattus dans Controverse à trois semaines de la primaire. apostrophe45 était au cœur des échanges.

« L’État de droit est respecté, ce n’est pas à la gueule du client. C’est fondamental dans un pays démocratique », Serge Grouard, soutien de François Fillon. 

TERRORISME. À trois semaines de la primaire de la droite et du centre - les 20 et 27 novembre - l’émission Controverse sur France Bleu Orléans, co-animée par la rédaction d’apostrophe45, a invité à débattre, ce lundi 7 novembre, quatre soutiens des candidats à la candidature pour la présidentielle de 2017 chez Les Républicains : le député Serge Grouard (soutien de François Fillon), le maire d’Olivet Matthieu Schlesinger (soutien d’Alain Juppé), le député Claude de Ganay (soutien de Bruno Le Maire) et le député-maire de Montargis Jean-Pierre Door (soutien de Nicolas Sarkozy). Manquaient donc autour de la table, pour des raisons à la fois techniques et de représentativité, les porte-paroles de Jean-Frédéric Poisson, François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet.

L’un des sujets évoqués lors de l’émission a concerné la sécurité et la lutte contre le terrorisme au moment où la France s’apprête à commémorer les attentats du 13 novembre dernier. Depuis deux ans, l’État a-t-il pris les décisions utiles et nécessaires pour lutter contre le terrorisme ? Que proposent les quatre candidats pour assurer plus efficacement la sécurité des Français et mettre hors d’état hors de nuire les personnes qui projettent de commettre un attentat sur le sol français? 

« C’est Guantanamo!», Matthieu Schlesinger

À la question de savoir quel sort il faut réserver aux personnes fichées S, le camp sarkozyste se distingue nettement des trois autres puisque l’ancien chef d’Etat souhaite placer dans des centres de rétention les personnes fichées S. « C’est Guantanamo ! », a fustigé Matthieu Schlesinger qui a regretté, en outre, la suppression des RG sous le quinquenat de Nicolas Sarkozy. « C’était une mauvaise réforme », a ainsi souligné le maire d’Olivet et soutien d’Alain Juppé qui a mis l’accent sur la nécessité de pouvoir obtenir des renseignements dans les prisons, lieu central aujourd'hui de la radicalisation des esprits. « Alain Juppé propose de créer une police pénitentiaire dont la principale mission sera de faire du renseignement ».

« Ce qui est grave, c’est de dire que l’on va interner sans aucune procédure devant aucun juge des gens parce qu’ils sont fichés S », Serge Grouard

Même condamnation ferme du placement des fiches S en centre de rétention de la part du filloniste Serge Grouard. « Ce qui est grave, c’est de dire que l’on va interner sans aucune procédure devant aucun juge des gens parce qu’ils sont fichés S par un service de renseignement », a dénoncé Serge Grouard qui a évoqué les trois propositions de l’ancien Premier ministre : « Un, les combattants partis chez Daesh, déchéance de nationalité et interdiction de retour sur le territoire national. Vous en avez plus de 2.000 aujourd’hui qui sont en train de rentrer ; deux, les étrangers convaincus de complicité ou d’intelligence avec l’ennemi, expulsion immédiate ; et trois, pour ceux qui ne sont pas partis à l’étranger, l’application du Code pénal, tout est dans les textes de loi. (…) L’État de droit est respecté, ce n’est pas à la gueule du client. C’est fondamental dans un pays démocratique. »

Soutien de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Door a précisé que les personnes fichées S et placées en centre de rétention pourront  bénéficier « de l’assistance de juges une fois qu’ils seront en rétention » et qu’il s’agissait des « plus dangereux ».« Il faut rester dans l’État de droit », a redit Matthieu Schlesinger, profondément opposé, à l’instar d’Alain Juppé, à cette proposition de Nicolas Sarkozy.

La rédaction