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Le 20 Septembre 2018, 03h25

La quatrième création de La Fabrique Opéra, My Fair Lady, sera présentée à partir de vendredi au Zénith. Et il reste des places !

Représentations les vendredi 23 mars (20 heures), samedi 24 (20 heures) et dimanche 25 (16 heures) au Zénith. Places de 19 à 59€. Réservations sur www.lafabriqueopera-valdeloire.com

JOUR J - 5 - De l’opéra à la comédie musicale. Après Carmen (2015), La Flûte enchantée (2016) et Aïda (2017), la Fabrique Opéra change de partition et propose aux Orléanais de découvrir My Fair Lady au Zénith d’Orléans les 23, 24 et 25 mars prochain, une comédie musicale américaine créée en 1956 et inspirée de la pièce de George Bernard Shaw, Pygmalion (1914).

Changement de cap musical, donc, sous la houlette d’un nouveau metteur en scène, Franck Jublot, mais toujours le même mode de fonctionnement participatif et les mêmes ambitions pour l’association qui vise à mettre à la portée de tous la musique, et en particulier l’opéra bien sûr. « Le choix d’une comédie musicale peut surprendre, et il a surpris, au sein même de l’association », explique Andréa Cauli, qui prend en charge la communication de La Fabrique Opéra. « On avait commencé avec des opéras emblématiques et des cultures très différentes. La direction artistique a choisi cette année My Fair Lady. C’est un vrai changement. Il y aura beaucoup de couleurs, ce sera un moment musical très gai, très enlevé. Franck Jublot s’est assis à toutes les places dans le public de la catégorie 1 à 4 pour être sûr que chacun voit les mêmes tableaux. Et si ce n’est pas possible, deux mêmes tableaux seront joués en même temps pour chaque spectateur voit la même chose », poursuit Andréa Cauli. 

Quelque 600 élèves de la région Centre-Val de Loire impliqués

Comme les trois années précédentes, les représentations de la fin de semaine prochaine sont l’aboutissement de sept mois intenses d’un travail qui a impliqué, outre l’équipe artistique, quelque 600 élèves de la région Centre-Val de Loire, apprentis et étudiants confondus. « Nous avons treize établissements cette année, dont le lycée Jacques-Cœur à Bourges et François-Clouet à Tours. Nous sommes parvenus cette année à nous « régionaliser », ce qui est aussi notre ambition dès le départ mais il faut du temps pour y arriver », précise Andréa Cauli. « Les costumes ont ainsi été fabriqués pour partie par des lycéens de Tours. Notre but est vraiment de permettre à des jeunes de se former à leur futur métier en situation réelle avec des contraintes et des ambitions artistiques et techniques fortes .» Cette année, les repas seront servis, par exemple, par les élèves de l’IME de Montargis, ce qui constitue évidemment une expérience professionnelle tout à fait stimulante pour eux. Les décors, pour prendre un autre exemple, ont été réalisés, pour les structures en bois, par le lycée Gaudier-Brzeska de Saint-Jean-de-Braye et le CFA du bâtiment du Loiret et, pour la structure métallique, par le lycée Jean-Lurçat de Fleury-les-Aubrais.

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Dimanche, l'équipe technique prend possession du Zénith d'Orléans. Les répétitions doivent démarrer dès lundi soir. (Photos. apostrophe45)

Comme depuis trois ans, la difficulté pour l’association réside dans sa capacité à boucler un budget très contraint qui repose sur la billetterie à 65% et sur le mécénat, public et privé, à parts égales, pour le reste. « Notre budget est resté de 550.000 euros, et ce qui nous revient le plus cher, c’est-à-dire 100.000 euros, c’est la location du Zénith d’Orléans pendant une semaine », souligne Andréa Cauli qui peut néanmoins compter sur la fidélité des partenaires « historiques » pour conduire le projet à son terme. « En fait, on fonctionne à l’envers du modèle économique classique. Pour un opéra classique, dans une structure conventionnée, 80% du budget est pris en charge par des subventions publiques. Pour nous, c’est seulement 17% et 18% par un mécénat privé. La billetterie prend le reste à sa charge », détaille Estelle Dufour, chargée des questions financières. D’où l’impérieuse nécessité, évidemment, de remplir le Zénith, durant les trois représentations du spectacle. 

« Il faut que l’on arrive à 9.000 d’ici le 23 mars car le but est d’avoir 3.000 spectateurs à chaque représentation »

Cinq jours avant la première, plus de 7.094 places ont été vendues. « Il faut que l’on arrive à 9.000 d’ici le 23 mars car le but est d’avoir 3.000 spectateurs à chaque représentation », lâche Estelle Dufour  qui note, avec optimisme, que chaque année, depuis trois ans, la dernière ligne droite est toujours décisive. « On est, à peu de choses près, au niveau où l’on était avec Aïda. La dernière semaine est toujours décisive mais je suis confiante », conclut, confiante également, Andréa Cauli.

A. G. 

Résumé de l’histoire 

1912. Le professeur Henry Higgins, éminent linguiste spécialisé en phonétique, remarque près de l’opéra de Covent Garden une petite marchande de fleurs, Eliza Doolittle, dont l’accent cockney le fascine. Higgins fait le pari avec son ami le colonel Hugh Pickering, vétéran de l’armée des Indes, de transformer cette pauvresse en grande dame distinguée. Higgins tente de débarrasser Eliza de ses manières et de son accent afin de lui donner un vernis mondain. Malgré sa bonne volonté, la jeune élève donne du fil à retordre à l’éminent linguiste. Pourtant, à force de persévérance, la marchande de fleurs parvient à se faire passer pour une duchesse dans les salons de la haute société…

Représentations les vendredi 23 mars (20 heures), samedi 24 (20 heures) et dimanche 25 (16 heures) au Zénith. Places de 19 à 59€. Réservations sur www.lafabriqueopera-valdeloire.com