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Le 18 Janvier 2019, 20h50

Le réalisateur orléanais Alexandre Moix est lauréat du festival International du mini-film de Yangzhou. Et il en est le premier surpris.

« Mon regard sur un pays que je découvrais pour la première fois comme un enfant émerveillé », Alexandre Moix. 

LE LAURÉAT- Invité par la ville d’Orléans, comme quelques autres personnalités « en vue » localement, à prendre part en avril dernier à un séjour officiel à Yangzhou à la faveur de l’officialisation du jumelage entre les deux villes, Alexandre Moix n’a pas résisté à son envie de témoigner de cette rencontre à sa manière. Autrement dit, cinématographiquement. 

« J’ai proposé à la mairie qui m’invitait en tant qu’écrivain de faire un film sur ce séjour, film que j’offrirai ensuite aux deux villes jumelles. C’était mon regard sur un pays que je découvrais pour la première fois comme un enfant émerveillé qui avait encore en tête les images de Tintin et du Lotus bleu », explique Alexandre Moix. 

Et, alors qu’il n’ambitionnait en aucun cas de figurer dans un quelconque festival, son court métrage de 6mn26 a été lauréat du Festival International du mini-film de Yangzhou avec deux distinctions majeures : le « Prix spécial du jury » et le « Prix du meilleur scénario ». Soit la plus haute distinction du festival. 

« Je crois qu’ils ont été touchés par le côté très humain de mon film », Alexandre Moix

« Je ne m’y attendais pas du tout, c’est une magnifique histoire. Je crois qu’ils ont été touchés par le côté très humain de mon film, j’ai essaye de rapporter des petits morceaux d’humanité », réagit Alexandre Moix. Un film plébiscité par un jury ad hoc mais pas seulement puisque pendant trois semaines, les soixante-six films en compétition présentant la ville de Yangzhou à travers le regard d’un réalisateur étranger sont passés en boucle sur la chaîne de télévision la plus regardée de la ville, et ont donc été vus par quelque 5 millions de téléspectateurs qui ont ensuite pris part au vote.

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Alexandre Moix. (Photo. DR)

« Je ne voulais pas montrer de la pierre, mais de l’humain, c’est cela qui m’intéresse quand je voyage » explique Alexandre Moix qui est parti avec « son » chef-opérateur Cyril Bron pendant une petite semaine seulement. Donc, pas de temps à perdre sur place. « On avait une toute petite caméra qui ressemble à un appareil photo. Elle est très discrète, n’a pas besoin de beaucoup de lumière, ce qui veut dire que l’on pouvait filmer de manière très improvisée. Le soir, on ne suivait pas toujours les cérémonies officielles et nous allions dans les ruelles, en prenant les taxis, pour filmer des scènes de vie . On se mêlait à la vie des gens », explique le réalisateur. 

Les Orléanais reconnaitront évidemment dans ce court-métrage des personnalités locales, à commencer bien sûr par les élus, en tête desquels Olivier Carré, maire de la ville et Martine Grivot, adjointe en charge des relations extérieures et du tourisme. Mais le côté « officiel » de ce séjour s’efface totalement sous l'œil d’une caméra qui a choisi de capturer des expressions, des sourires, des visages, bref des « morceaux d’humanité » en effet.

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A. G.