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Le 24 Novembre 2017, 08h24

La vie de Jacqueline Sauvage sera, début 2018, adaptée à la télévision. Muriel Robin incarnera la Loirétaine dans un téléfilm réalisé par Yves Rénier pour TF1.

Rappelons que c'est dans le Montargois, le 10 septembre 2012, dans un pavillon de La Selle-sur-le-Bied, que Jacqueline Sauvage avait chargé un fusil de chasse de marque Beretta et tiré dans le dos de son mari Norbert Marot, le tuant de trois coups de feu.

RECONSTITUTION - La Loirétaine Jacqueline Sauvage a inspiré Yves Rénier qui a réalisé pour TF1 un téléfilm reprenant le récit de la vie d’une des détenues les plus connues de ces dernières années. Elle sera incarnée par l’'humoriste et actrice Muriel Robin. Le début du tournage est prévu en février 2018.

L'histoire sera inspirée du livre «Je voulais juste que ça s'arrête», écrit par Jacqueline Sauvage et publié en mars 2017 aux éditions Fayard. 

Condamnée à dix ans de prison, en octobre 2014, pour avoir assassiné son mari violent, Jacqueline Sauvage a été libéré après avoir reçu la grâce totale de François Hollande le mercredi 28 décembre 2016. En effet, à la suite d'un an de procédure politico-médiatico-judiciaire, le président de la République a donc tranché à la veille du Nouvel an, en accordant à la Loirétaine « une remise gracieuse du reliquat de sa peine d’emprisonnement », qui « met fin immédiatement à sa détention ».

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Son histoire à rebondissements avait suscité l'émoi en France et sa peine un tollé. 

Rappelons que c'est dans le Montargois, le 10 septembre 2012, dans un pavillon de La Selle-sur-le-Bied, que Jacqueline Sauvage avait chargé un fusil de chasse de marque Beretta et tiré dans le dos de son mari Norbert Marot, le tuant de trois coups de feu. 

Sur la mobilisation des Français et des élus pour obtenir sa libération, Jacqueline Sauvage y a surtout vu « une Cocotte-Minute qui avait explosé », avait-elle déclaré dans une interview de L'Obs. « Je suis devenue un symbole sans le vouloir. Je pense que beaucoup de femmes se reconnaissent dans cette histoire, je m’en rends bien compte à travers tous les courriers que je reçois. Ces femmes subissent, comme je l’ai vécu, la violence de leurs conjoints, terrifiées et humiliées. »

Elle aimerait que son histoire, qui sera de nouveau médiatisée, puisse changer « des lois et des mentalités, pour que les femmes battues et leurs familles en détresse soient reconnues pour ce qu’elles sont, des victimes ».