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Le 22 Février 2018, 16h12

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ÉGALITÉ. C’est donc par un communiqué daté du mercredi 08 janvier 2014, que le véritable visage du FN se révèle à Orléans, avec ses conceptions particulières d’égalité des droits et de laïcité à géométrie variable.

N’ayant pas vraiment de programme digne de ce nom pour la ville d’Orléans, ni pour le bien-être et vivre de ses habitantes, c’est donc en signant la charte de la « Manif pour Tous », - nom largement usurpé puisqu’elle devrait de fait s’intituler « Manif contre l’égalité des droits » -, que le candidat Philippe Lecoq commence sa campagne.

Ainsi le FN local souhaite lutter contre la théorie du genre et affirme vouloir financer les associations qui « œuvreront » à cela

Ainsi le FN local souhaite lutter contre la théorie du genre et affirme vouloir financer les associations qui « œuvreront » à cela. Très clairement cela signifie avoir de la laïcité une conception sectaire et utilitariste au profit d’un parti, le FN, qui de plus déclare ne pas vouloir respecter et appliquer les lois de la République. Car ne doutons pas que ces associations seraient conduites par les tenantEs de concepts religieux qui n’ont pas à interférer avec les lois de la République.

Ainsi, par l’intermédiaire de ce communiqué, le candidat FN Philippe Lecoq, est bien dans la droite ligne d’un parti réactionnaire qui ne peut cacher, malgré les tentatives désespérées de sa Présidente de le rendre respectable, son véritable visage rétrograde et intolérant : rude avec les signes d’un Islam, radical ou non, mais fort accommodant et prêt à la financer,  avec une mouvance intégriste catholique et ses dérives misogynes, racistes et obscurantistes : déniant aux personnes de mêmes sexes le droit de se marier, remettant en cause le droit des femmes à disposer librement de leurs corps en attaquant le droit à l’avortement, vilipendant Mme la Garde des Sceaux avec des insultes à caractères racistes  théorisant la supériorité d’une pseudo-race sur une autre, refusant les lois de la République.

Où est la laïcité, dans laquelle se drape la présidente du FN ?

Où est la laïcité, dans laquelle se drape la présidente du FN, brandie tantôt comme un rempart à l’Islam, mais bafouée et foulée aux pieds dès qu’il s’agit de vouloir revenir à des temps obscurantistes en imposant aux hommes et aux femmes une vision du rôle de chacun aux prismes de préceptes religieux qui n’ont rien à faire dans une République Laïque ? Avec en « mauvaise prime » la volonté de vouloir revenir sur des lois progressistes qui sont l’honneur de notre République.

Les élues du Front de Gauche défendront toujours toutes les valeurs de la République Française laïque avec ses principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Et au niveau local, ce sera l’application de toutes ses lois progressistes dont la célébration des mariages de personnes de mêmes sexes, mais aussi la défense des associations laïques. L’argent public ne saurait financer des associations obscurantistes, de quelques obédiences qu’elles soient. 

Les élues du Front de Gauche y veilleront particulièrement.

Dominique Tripet, co-tête de Liste Front de Gauche « Orléans, combatif et solidaire ».

 
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Le ministère de l'intérieur vient de rendre sa copie et dans son concours de meilleur charcutage départemental, le Loiret vise les palmes. Les réactions n'ont pas tardé: un zéro pointé ! Drapée sous le voile de la parité, « Cette carte, c'est une grande tricherie et un grand scandale » pour reprendre les propos d'Eric Doligé, Président du Conseil général.

Sur la forme, le Gouvernement méprise une fois de plus nos principes démocratiques en ignorant purement et simplement la représentation parlementaire par l'artifice du décret en Conseil d’état. Mépris encore de nos principes démocratiques fondamentaux qui ont toujours liés le respect des hommes, certes, mais aussi des territoires.

Mépris enfin de nos élus locaux qui devront se prononcer sur cette carte en pleine période de renouvellement des équipes municipales. Pour rappel, avec un duo par canton nous aurons vraisemblablement des personnalités issues d'un même parti, voire de partis alliés. Nous sommes donc loin encore de l'expression de la pluralité tant vantée.

Sur le fond, cette mascarade n'est pas moins catastrophique pour nos territoires : 

- en créant des cantons ruraux qui couvrent en moyenne 40 communes, La palme revenant une nouvelle fois à la 5ème circonscription avec le canton Malesherbes/Beaune-la-Rolande comptant pas moins de 55 communes.

- en ignorant les organisations territoriales existantes comme la Communauté de communes de la Forêt et celle de Beauce et du Gâtinais qui seront écartelées sur deux cantons différents (elles auront donc le privilège d'avoir chacune 4 conseillers départementaux). Réciproquement la charge sera ardue pour certains binômes qui se verront confier jusqu'à 55 communes, nous l'avons vu, et pas moins de cinq communautés de communes différentes !

A l'opposé les couples de conseillers départementaux urbains vont se battre avec 4 à 6 communes à se partager.

Marianne Dubois, 
Députée de la 5ème circonscription
du Loiret

 

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ENSEIGNEMENT. Le classement PISA est une évaluation effectuée par un organisme de l’OCDE sur les connaissances scolaires des élèves de différents pays. Le dernier résultat n’est pas bon pour la France. Non seulement notre pays régresse dans le classement, mais les faits observés montrent que les inégalités scolaires entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent s’aggravent en France, contrairement à ce que l’on constate ailleurs.

On peut, bien sûr – on l’a déjà beaucoup fait – contester ce classement. Mais cela est vain. Ce n’est pas le thermomètre qui est responsable de la maladie.

On peut bien sûr en profiter pour contester la politique de l’actuel gouvernement ou de l’actuel ministre de l’Education Nationale. Mais c’est malhonnête puisque les données à partir desquelles ce classement est fait sont toutes antérieures à la dernière alternance politique dans notre pays.

Il faut donc se rendre à l’évidence. Ce classement ne fait d’ailleurs que confirmer ce que nombre d’experts avaient déjà écrit.

Et il faut en tirer les conséquences qui, pour moi, sont au nombre de trois.

Il faut davantage de jours de classe, quitte à revoir en profondeur l’organisation de la journée

D’abord le fait qu’il n’y ait aujourd’hui en France que 140 jours d’école sur 365 jours dans l’année est une absurdité. Nous n’avons aucune raison de nous réjouir de ce record. Il y a urgence à revoir ce système qui, à l’évidence, ne permet ni d’enseigner ni d’apprendre dans de bonnes conditions. Il faut davantage de jours de classe, quitte à revoir en profondeur l’organisation de la journée, de la semaine et de l’année scolaire. Vincent Peillon œuvre en ce sens. Il a raison. Mais, on le voit, cela ne va pas sans difficultés ni critiques.

Réduire – ou même supprimer – la formation spécifique des enseignants fut une lourde erreur. Nous avons besoin d’enseignants bien formés. Cela vaut autant pour la formation dans la matière enseignée que pour l’apprentissage du métier, qui suppose une formation théorique et une formation pratique aussi solides l’une que l’autre.

L'étude de la grammaire est précieuse pour la maîtrise de la langue orale et écrite

Il faut revoir les programmes pour recentrer l’enseignement sur les apprentissages fondamentaux. On l’a beaucoup dit. Mais je ne pense pas qu’on l’ait vraiment fait : il n’est que de voir les horaires effectivement prévus pour ces apprentissages fondamentaux. Je ne prendrai qu’un exemple, que je pense bien connaître. Il s’agit de l’étude de la grammaire, dont je pense qu’elle est précieuse pour la maîtrise de la langue orale et écrite et pour la compréhension des textes. Il y a eu beaucoup de débats sur l’apport de la linguistique contemporaine. Cet apport est précieux. Il n’invalide pas – loin s’en faut – la totalité de ce que l’on appelle « grammaires traditionnelles ». Mais il faut qu’il y ait une nomenclature claire, des règles et des procédures précises sur lesquelles l’ensemble des enseignants doivent pouvoir se retrouver. Faute de quoi, je crains que cet enseignement ne passe au second plan, au collège notamment.

Au total, rien n’est inéluctable.

Il faut simplement de la volonté et des objectifs clairs.

Je suis persuadé que la plupart des enseignants, des élèves et des parents sont prêts à souscrire à de telles perspectives, eu égard à l’importance de l’enjeu.

Jean-Pierre Sueur, président socialiste de la commission des lois au Sénat

 

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ÉCOTAXE. EELV Orléanais se réjouit que la branche départementale de la FNSEA ait renoncé à l’action envisagée ce lundi à Donnery contre le portique de contrôle de l’écotaxe. Cela n’exonère pas pour autant le syndicat agricole majoritaire de sa responsabilité, depuis plusieurs semaines, dans une contestation sectaire et irresponsable.

Sectaire pourquoi ?

Les instigateurs des manifestations de « bonnets rouges » n’hésitent pas à manipuler l’opinion au profit d’un petit groupe de patrons de l’industrie agroalimentaire et de grosses exploitations agricoles. Ils font de l’écotaxe un prétexte pour amplifier des appels populistes contre la fiscalité et amalgamer des récupérations politiques et catégorielles.
Or, faire payer les camions sur les grands axes routiers, ce n’est justement pas taxer tout et n’importe quoi, comme on l’entend parfois.
L’écotaxe est une fiscalité sélective destinée à faire décroître le trafic de poids lourds de façon à sortir d’une logique de tout-camion. Tout le monde s’en plaint, les camions envahissent l’espace routier et polluent villes et villages. Le coût de l’entretien des routes nationales et départementales pèse lourdement sur les dépenses publiques alors que la plus grande partie de ces dépenses est directement imputable aux camions, dont chacun a autant d’impact qu’un million de voitures.
Il est parfaitement cohérent de les faire payer plutôt que d’augmenter encore une fois les impôts locaux qui frappent les ménages de la façon la plus injuste.

Irresponsable, pourquoi ?

Les manifestations violentes et destructrices menées en Bretagne ces dernières semaines puis ailleurs en France, ont largement dépassé les limites du dialogue social. Les lourds dégâts matériels que s’autorise la FNSEA à chaque manifestation, ce sont toujours les contribuables qui en reçoivent la note en fin de compte. Avec en outre la destruction de radars, c’est une prime aux chauffards qui est revendiquée, comme si l’on pouvait élever au rang des libertés individuelles la possibilité de foncer sans retenue sur les routes et d’y multiplier les accidents mortels.

Nous ne voulons pas de cela dans le Loiret et surtout, nous n’acceptons pas les leçons d’une organisation syndicale qui a présidé à la destinée mortifère de l’agriculture française depuis 50 ans.

En effet, en défendant systématiquement une agriculture productiviste et ultralibérale, la FNSEA n’est pas sans responsabilité dans les multiples scandales alimentaires que nous connaissons. Il convient également de l’interpeler sur la santé des agriculteurs eux-mêmes, victimes des produits chimiques qu’il leur a fallu épandre en masse dans leurs champs. Enfin, le modèle agronomique et industriel que la FNSEA a contribué à instaurer en France et tout particulièrement en Bretagne, c’est avant tout le plus grand plan social qu’a connu notre pays : en 50 ans, le nombre des emplois agricoles est passé de plus de 6 millions de personnes à seulement environ 1 million aujourd’hui. La France comptait plus de 2 millions d’exploitations en 1955, on en compte moins de 500 000 aujourd’hui…

La taxe sur les poids lourds contribuera à créer de l’emploi

À l’inverse de ce mouvement, la taxe sur les poids lourds contribuera à créer de l’emploi et de l’activité économique en favorisant les circuits courts et en finançant la modernisation et la création de nouvelles infrastructures de transport, plus respectueuses de notre environnement et de notre santé. Elle permet de concrétiser enfin, comme cela a été fait avec succès dans plusieurs pays européens, le principe du pollueur-payeur, tout en créant un cercle vertueux engageant la relocalisation de l’économie.

EELV souhaite que le dialogue reprenne de manière constructive de façon à appliquer en 2014 un dispositif qui permettra de nouveaux investissements sans pénaliser la majorité des Français.

Thierry Soler, groupe EELV au Conseil général du Loiret

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VICTOIRE. À 48 ans, des mariages, j'en ai vécu. Ceux des amis, de la famille. Toujours un peu la même chose. Un peu d'émotion, surtout pour la mariée puisque le marié doit rester un homme ! Les chapeaux, souvent ridicules, des belles-mères qui s'épient.

L'échange des consentements, vite expédié à la mairie par un élu qui fait de l'abattage, et parce que, « le vrai mariage, c'est à l'église ». L'église, et sa marche nuptiale de supermarché, sa cérémonie si belle, si longue, si longue.

Le riz, ou les pétales de rose et les chères petites têtes blondes pour les photos, sur les marches

 Le discours moralisateur, que tout le monde feint de croire. Le riz, ou les pétales de rose et les chères petites têtes blondes pour les photos, sur les marches. Parfois, justement, un ventre arrondi qu'on tente de cacher avec la si belle robe; ou un enfant dans les bras, ou deux, « nés avant, mais ça se fait de plus en plus, vous savez ». La salle des fêtes, réhabilitée temporairement grâce au budget, épais, laissé à un wedding-planner. Le DJ, un ami d'une amie, quelqu'un de très bien, à qui on a quand même précisé qu'on ne voulait pas trop de Patrick Sébastien. Le cousin bourré qui devient indécent. La mariée, ou sa mère, qui tout d'un coup, éclate en sanglot sans qu'on sache vraiment pourquoi. Pas toujours très humain, un peu artificiel, imposé par la famille, ou par la société. Stéréotypé, stéréotypé.

Depuis le 17 mai dernier, et plus précisément depuis le 1er juin, je suis invité à des mariages. Tous les mois, voire plusieurs fois par mois. Des couples de femmes, des couples d'hommes. J'y retrouve les chapeaux ridicules, les pétales de rose ou des costumes un peu justes qu'on ressort pour l'occasion. Je me retrouve dans la salle des fêtes, réhabilitée temporairement. La DJ, une amie d'un ami, ne s'est pas améliorée. Mais il y a cette jeune femme, qui épouse sa compagne, et dont l'ex-mari est présent. Par sa présence, avec leurs enfants, ils racontent des vies, des douleurs, des drames, du bonheur. Et des enfants habillés si chics pour le mariage de leur maman. Il y a ces deux hommes, moins jeunes, qui se connaissent depuis plusieurs décennies, et qui n'auraient jamais pensé être les rois de la fête, tant ils ont vécu cachés.

 Et sa fille, mariée à un facho homophobe

Il y a ces deux femmes qui sont mariées par une élue  « qui n'était pas du tout pour cette loi, mais quand je les ai rencontrées, qu'elles m'ont raconté leur vie, leur enfant né et celui qui allait naître, j'ai compris qu'il fallait, évidemment, que je les marie.» Il y a cet homme, qui épouse son compagnon depuis 10 ans, en présence de son fils, mais pas de sa fille, mariée à un facho homophobe. Mais aussi en présence de sa maman chérie, 84 ans, et si jeune, si ouverte sur le monde qui l'entoure, monde pourtant si différent de celui de sa jeunesse, dans son île lointaine. Il y aura, dans quelques semaines, ces deux femmes âgées d'une jolie cinquantaine, et dont c'est la deuxième vie, libre. Il y a eu, hier, ces deux hommes, qui vivent à l'étranger, dans un pays  « si beau, mais parfois si fasciste », et qui sont venus à Paris, pour célébrer 36 ans de vie commune.

Mais tous ont vécu cette période de leur vie où ils se sont demandés s'ils n'étaient pas anormaux, malades

Toutes ces mariées, tous ces mariés ont des histoires différentes. Mais tous ont vécu cette période de leur vie où ils se sont demandés s'ils n'étaient pas anormaux, malades. Tous ont vécu le temps du déni, celui du mensonge, si lourd. Mentir. A tous. Puis à moins de monde. Puis à personne. Tous ont soufflé, un peu, quand leur homosexualité n'a plus été considérée comme une maladie mentale, ni comme un possible délit. Tous ont souffert en entendant les propos homophobes de certains réactionnaires, dans les mois passés; tout y était, le pire du pire. Tous ont espéré qu'un jour, on les regarderait comme des couples comme les autres. Ce jour est arrivé. Je l'ai vécu avec elles et avec eux, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, à Moulon, à Toury, à Orléans, et à Paris.

Elles et ils s'appellent Hélène, Abby, Eric, Pascal, Karine, Magali, Cyril, Christophe, Véronique, Lionel, Jean-Luc, Alfredo, Marcello. Et j'ai pleuré à leur mariage. D'émotion, et de joie. Et un peu de victoire. 

Christophe Desportes-Guilloux est le responsable orléanais de l'association Homosexualité et Socialisme

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RACISME - Au secours Voltaire, Olympe de Gouges, au secours Zola, Sartre, Beauvoir, au secours Stéphane Hessel, ils sont revenus. Ils sont déjà là, les loups sont entrés dans Paris. Pour ramener au rang d’animal Christiane Taubira, Garde des Sceaux de la République, femme, et noire.

L’Association des Habitants d’Orléans La Source est révoltée par ce racisme ambiant qui ne se cache plus, triomphant, obscène. Notre quartier est fait d’un mélange de populations de toutes origines. S’y côtoient blancs, noirs, toutes les nuances de brun, des asiatiques, des amérindiens. Et il fait plutôt bon vivre à La Source, quand chacun respecte l’autre, en tant que personne humaine. Il n’est que de voir les fêtes du quartier, où tout ce monde se retrouve, et la richesse du tissu associatif, où tout le monde s’apprécie.

Qui sera demain déclaré animal par une gamine de douze ans qui tend une banane à la Garde des Sceaux en l’appelant guenon ?

La révolte, mais aussi l’effroi. Qui sera demain déclaré animal, c’est-à-dire non-humain, par une gamine de douze ans qui tend une banane à la Garde des Sceaux en l’appelant guenon ? Cette enfant devrait savoir qu’elle n’a pas été créée femme blanche, mais qu’elle résulte de la lente évolution des grands primates qui se sont redressés pour devenir Sapiens, là-bas, dans le rift est-africain. Ils avaient la peau noire et c’était déjà des hommes, nos ancêtres.

Devant ce déchainement de haine imbécile, nous n’avons guère d’autre pouvoir que de nous indigner, mais nous en avons le devoir. Et l’espoir ? Lorsque « … les hommes auront retrouvé l’amour et la fraternité, alors les loups ououh ! les loups sortiront de Paris… 

Michel Charlier,
Vice-président de l'association des Habitants d'Orléans - La Source

 

 

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ALLIANCE. Face à une crise économique, sociale et politique sans précédent, l’UDI et le MoDem veulent offrir aux Français une alternative !

Ayant participé depuis cet été à la rédaction de la charte de l’alliance UDI-MoDem, signée hier par Jean-Louis Borloo et François Bayrou, je me félicite qu’un Grand Centre se reconstitue enfin en France.

Après quinze années d’un Centre divisé, déchiré, émietté, éclaté, le rassemblement de l’UDI et du MoDem représente une véritable alternative aux partis traditionnels de gouvernement que sont l’UMP et le PS, et à la tentation des extrêmes, de droite comme de gauche…

Toute « alliance avec le PS et les appareils de la coalition au pouvoir est impossible »

Présents, mardi, à la Maison de la Chimie, nous avons réaffirmé conjointement que nous sommes dans l’opposition et que toute « alliance avec le PS et les appareils de la coalition au pouvoir est impossible ». A l’inverse, « en ce qu’elle respecte les valeurs humanistes, la droite républicaine est naturellement notre partenaire politique ».

Nous avons décidé de nous présenter ensemble à toutes les élections régionales, nationales et européennes, et de travailler de concert pour les élections locales en nous inscrivant dans une cohérence nationale.

Dans ce contexte, je vais poursuivre pour ma part mes échanges déjà initiés depuis plusieurs mois avec Bernard Lefèvre, président du MoDem 45, dans une démarche constructive afin de bâtir une stratégie commune dans le Loiret.

En tant que membre du bureau exécutif national de l’UDI, je vais intégrer « l’organe de coordination politique, composé du Comité exécutif de l’UDI et de l’équipe dirigeante du MoDem ».

 

                    Florent  MONTILLOT
Secrétaire général adjoint de l’UDI
         Président de l’UDI du Loiret
Maire adjoint d’Orléans

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SANS PAPIER. Cette affaire est loin d'être terminée avec un ministre de l'Intérieur, rentré précipitamment des Antilles, un Président de la République, improvisant une conférence de presse en urgence pour dire solennellement que seule Léonarda Dibrani peut revenir en France, un secrétaire général du PS qui dit que toute la famille à vocation à revenir… Bref, on comprend une nouvelle fois que François Hollande refuse de prendre des décisions courageuses et de les assumer. L'exemple même d'une présidence non assumée. C'est surréaliste. Il avait pourtant l'occasion de montrer enfin qu'il est le garant de l'ordre républicain, de la stricte application des lois votées par la représentation nationale.

« Madame Corre utilise de drôles de procédés pour critiquer la politique de son ministre de l'intérieur »

Elle s'est beaucoup exprimée la famille Dibrani : « Les Dibrani n'avaient pas mérité cela », dit le père. Savez-vous que pendant deux mois avant l'élection présidentielle, on a fait du porte à porte, en distribuant des tracts du PS, on s'est tapé tous les meetings de Hollande dans le Doubs pour crier « Vive Hollande » ? « C'est la présidente de l'association des sans papiers , elle nous a dit que si Hollande gagnait, on aurait nos papiers » …. qu'ils n'ont jamais eus. Juste hallucinant.  

Le rôle des associations d'aide aux sans papiers est posé. Il est totalement incohérent de renforcer, d'un côté la lutte contre les passeurs et de l'autre, de laisser faire leurs complices que sont ces associations qui encouragent et favorisent le séjour illégal des sans papiers.

Cette question se pose dans le Loiret et spécifiquement à Saint-Jean-de-Braye. Madame Valérie Corre, députée PS de la 6ème circonscription du Loiret, parraine des sans papiers...Cette démarche doit sans doute faire office de symbole ! Cette manifestation, organisée par l'association "Abraysie Ouverte", est censée apporter une certaine « protection » à cette famille à qui « l'asile à été refusé et qui est menacée d'expulsion » .

Madame Corre, dont on devine à la lecture de ses nombreux communiqués, qu'elle est proche de Madame Taubira - les habitants de cette circonscription apprécieront - utilise de drôles de procédés pour critiquer la politique de son ministre de l'intérieur. Une députée de la République qui « utilise », voire « exhibe » une famille de sans papiers, une famille menacée d'expulsion à des fins de publi-reportage politique ou de règlement de compte au sein du PS, pose vraiment question. Madame Corre, députée PS du Loiret, sanctuarisez-vous les lois que vous votez au Parlement, donc les lois de la République ?

J'espère que Madame Corre répondra à ma question et que l'association de Saint-Jean-de-Braye, "Abraysie ouverte" ne se comporte pas comme celle du Doubs, promettant des papiers contre des « services ».

Stéphane Fautrat, secrétaire départemental de l'UMP dans le Loiret
 

 

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SOCIÉTÉ. Après moult questionnements sur le mariage gay et ses incidences sur les enfants, vient le temps de se (ré)interroger sur les familles recomposées et plus précisément sur le statut du beau-parent. Ces constellations familiales sont une composante importante du paysage familial français. Il est donc temps que l'on s'occupe réellement du statut beau-parental pour lequel il existe un réel vide juridique. En effet, le beau-parent n'est pas légitimé dans le droit ni porteur d'un mandat spécifique et précis vis-à-vis de ses beaux-enfants. Il est d'abord perçu par les enfants comme le/la compagne du parent puis, quelquefois, comme une figure parentale. 

 « Il appartient donc à la mère de désigner nommément son nouveau conjoint vis-à-vis de ses enfants »

Il va alors prendre une place vacante, une place occupée par un vide et incarner une figure parentale sur une scène familiale nouvelle.
Sa place est incertaine : on souhaite parfois qu'il intervienne mais sans l'instituer juridiquement. Il appartient donc à la mère de désigner nommément son nouveau conjoint vis-à-vis de ses enfants - conformément à un adage de l'époque romaine qui affirmait que le père était celui que la mère a désigné -, et de l'inscrire dans un statut qui précise sa fonction, ses compétences et sa responsabilité. 

En effet, au-delà d'un statut juridique à trouver, le beau-parent a, avant tout, auprès de l'enfant la place que veut bien lui donner son parent mais aussi celle qu'il entend occuper. Mais outre la question du droit, il est aussi essentiel de réfléchir à ce qui se joue chez l'enfant lors du processus de recomposition familiale. Ces constellations familiales impliquent une redéfinition des liens, un questionnement des places et rôles de chacun, la relation de filiation étant véritablement mise à l'épreuve.
L'une des caractéristiques de la famille recomposée étant sa « complexité morphologique » (parents, beau-parents, demi-frères et sœurs, beaux-grands-parents...), l'enfant va devoir effectuer un véritable « travail psychique de recomposition » (in revue Dialogue, numéro 150«Nouveaux couples, nouvelles familles») pour parvenir à se situer dans cette nouvelle famille et élaborer cette nouvelle expérience. 

« Le beau-parent prend la place du parent à la maison mais sans être véritablement celui-ci»

Quant au beau-parent, il peut tenir plusieurs rôles auprès de l'enfant, mais dans tous les cas, c'est à lui d'inventer sa propre spécificité, de créer son propre rôle afin de favoriser un processus d'affiliation. Ceci en fonction de ce qu'acceptent ou non les enfants et surtout de la place que lui assigne le père ou la mère.
La place de beau-parent est alors bien difficile à tenir, non seulement par manque de définition de son statut juridique mais aussi parce qu'elle se situe dans un « entre-deux » parfois bien inconfortable. Le beau-parent prend la place du parent à la maison mais sans être véritablement celui-ci. 
L'une des particularités de ces  « familles mosaïques » est donc de mettre les acteurs dans une situation où ils sont contraints de définir eux-mêmes leurs normes puisque la société ne les a pratiquement pas envisagées. La tâche n'est pas aisée, le beau-parent étant soumis à des attentes contradictoires. Toute la difficile question de sa place et de son rôle peut alors s'exprimer ainsi : « comment se comporter comme un parent, sans se prendre pour un parent, tout en aimant comme un parent, sans évincer l'autre parent de même sexe ?» (In «Les nouvelles familles, l'état de l'enfance en France» Ss la direction sc. de Langouet G., réalisé par l'Observatoire de l'Enfance en France, 1998)

Et c'est là que l'on prend conscience de l'ampleur de la tâche qui attend les juristes à savoir : comment accorder des droits au beau-parent tout en respectant les droits du parent non-gardien ? Et au fond, la question des familles recomposées et celle du statut beau-parental posent une fois de plus la question cruciale à savoir : qu'est-ce que la famille ? Est-ce avant tout une unité construite sur des rapports de parenté ou un groupe social fondé sur des relations d'affinité ?

Quoiqu'il en soit, on l'aura compris, la seule instauration d'un statut juridique même s'il elle est primordiale, ne suffira pas à ce que le beau-parent trouve sa place dans la famille. 

Virginie Mouroux
Psychologue clinicienne
Auteure d'un mémoire de recherches
sur la place du beau-parent
dans les recompositions familiales

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ÉQUIPEMENT. J’ai appris hier la décision du maire d’Orléans d’abandonner le projet Arena ! Même si, en soi, et pour plusieurs raisons, je ne considère pas cela comme une mauvaise nouvelle, je ne m’en réjouis pas du tout face au gâchis que cet abandon révèle !

En désaccord depuis le début avec le choix de la localisation en bord de Loire pour cet équipement, j’ai de plus depuis longtemps exprimé mon opposition devant la véritable dérive financière du projet. Initialement prévu dans une enveloppe de 50 millions d’euros, nous en étions arrivés à plus de 130 millions du fait de l’acquisition du terrain Famar par la ville et des aménagements obligatoires induits, nouvelle voie est-ouest avec transfert de l’hippodrome…

Le plus consternant est le résultat de tout cela ! En plus du  gâchis financier par toutes les dépenses d’études inutiles et de frais de personnels, les trois années écoulées ont été des années au détriment des sportifs en bloquant d’autres investissements ou travaux pour des équipements ! Un résultat malheureusement prévisible, en rapport avec une méthode manquant par ailleurs totalement de transparence et d’approche partenariale. 

Pour le Sud Loire et Saint-Marceau, cet abandon pose la question importante de l’aménagement du site FAMAR, aujourd’hui propriété de la ville pour 8.3 millions d’euros.
Quel devenir pour le bâti, le terrain et au-delà l’ensemble du secteur sud-ouest ?

Je souhaite qu’à l’occasion des échéances municipales à venir, la discussion s’engage dans un esprit d’ouverture à une diversité d’hypothèses. Il me semble important de réfléchir à l’avenir de ce secteur dans une cohérence d’aménagement de la rive Sud de la Loire et de l’île Arrault. L’environnement naturel et la localisation centrale dans l’agglomération méritent toute notre attention.

Michel Brard, conseiller général du quartier Orléans- Saint-Marceau

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