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Le 22 Février 2018, 16h11

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RÉFLÉXION - Philippe Rabier est allé au bout de son « engagement citoyen », en proposant une réflexion détailée à partir de son observation profonde de la France. C'est tout le travail entrepris par ce militant socialiste qui s'est interrogé sur l'une des valeurs cardinales de notre nation, à savoir « la notion de patriotisme au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris ». Et plus précisément sur «la montée possible d'un nouveau patriotisme». «Le patriotisme, c’est aimer les siens, le nationalisme, c’est détester les autres», disait Romain Gary. Philippe Rabier explique qu'aujourd'hui «, l'extrême droite a trop longtemps préempté les symboles de la République comme le drapeau ou la Marseillaise. Construire un nouveau patriotisme, c'est se le réapproprier tout en réactualisant les valeurs de notre République : Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité. Citoyens du monde nous sommes, citoyens de l'Europe nous sommes, citoyens de la France nous sommes, et tout cela est compatible. À nous de faire vivre un patriotisme ouvert sur le monde. » Dans sa tribune, le militant socialiste d'Orléans - mais non élu -  livre son regard, ses espoirs, et sa France de demain à la rédaction d'apostrophe45.

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Philippe Rabier.

« J'ai pensé faire ce travail sur le patriotisme au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris. La veille la France avait été blessée aveuglément dans sa chair. C'est la France plurielle, multiculturelle, joyeuse qui avait été touchée. Au lendemain, le drapeau français inondait les réseaux sociaux et des manifestations s'organisaient dans le monde entier à nouveau en mémoire des victimes de Paris, et en soutien à la France. S'exprimait spontanément alors un besoin de partage, d’entraide, d’humanité face à la violence terrible des djihadistes fanatisés.

Ce qu’ont signifié ces « Marseillaise », ces drapeaux tricolores resurgis, ces rassemblements pacifiques, c’est un besoin de solidarité, d’humanité et d’unité. La question du patriotisme est réactivée par les attentats en France comme à l'étranger. Un patriotisme positif en somme. Une bouffée d'air frais face aux extrémistes nationalistes, face aux souverainistes qui se sont accaparés nos symboles républicains depuis trop d'années. Nationalisme et patriotisme, même s'ils peuvent user des même symboles, ne sont pas de même nature. Mais au final, combien de temps cette poussée de patriotisme durera ? Quelles traces cela laissera-t-il ?

Rappelons-nous l'après-7-janvier, avec ce mouvement immense de soutien venu du monde entier. J'ai été particulièrement fier d'être Français à ce moment. Tout discours autocritique, toute reculade démocratique, tout débat récent et rétrograde sur la famille, toute frilosité d'assumer à notre échelle l'accueil de réfugiés, tout était alors oublié. À ce moment-là, j'ai compris que la France avait encore une portée universelle. Que nous représentions encore les valeurs de liberté, et de liberté d'expression en particulier, d'égalité et de fraternité. Oui, nous pouvons encore jouer un rôle émancipateur dans le monde !

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«Un patriotisme positif»

Comme le disait Thomas Jefferson : « Chaque homme a deux patries, la sienne et la France». Comment cela peut-il se traduire en France aujourd'hui ? Quelle idéologie peut porter ce désir d'universalisme ? Le patriotisme (et quel patriotisme?) en est-il une des clefs ? 

Déjà après le 7 janvier, nous avons rapidement entendu que tous n'étaient pas Charlie. Alain Duhamel écrivait : « La solidarité laisse la place à la dénonciation. Le patriotisme rassembleur faiblit face au nationalisme d'amertume et de différenciation, la France chauvine domine la France humaniste ». Ce patriotisme n'est pas forcément durable. Ce souffle nouveau, ce patriotisme est-il alors seulement de circonstance ou animera-t-il sur le plus long terme notre société ? Comment le sentiment patriotique envers son pays peut-il être compatible avec l'universalisme et la notion de citoyen du monde ?

Et plus largement quelles sont les raisons qui nous rassemblent encore aujourd'hui ? Quelles sont réellement les frontières d'aujourd'hui ? Enfin, quels seront les idéaux et les symboles qui pourront nourrir la société de demain ?

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Pour qualifier la patrie, Jean Jaurès, disait dans « Socialisme et Liberté » en 1898 : « La Patrie n’est pas une idole ! Mais si la patrie est nécessaire, il faut aussitôt rappeler, face au risque d’idolâtrie et de chauvinisme, qu’elle n’est ni une idole ni un absolu ! Elle (la patrie) n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu. Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : “La patrie au-dessus de tout”, nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au-dessus de toutes nos convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes. Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus du droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non. Non, la patrie n’est pas au-dessus de la discussion. Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la liberté et la dignité de l’être humain, elle perdrait ses titres. [...] La patrie n’est et ne reste légitime que dans la mesure où elle garantit le droit individuel. Le jour où un seul individu humain trouverait, hors de l’idée de patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour sa liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte. »

Cette idée de patrie n'est pas immortelle et pour le moins reste fragile pour Jean Jaurès. Il nous faut la cultiver dans sa fonction première, c'est à dire un moyen d'acquérir des droits individuels.

Qu'en est-il de la notion de patrie aujourd'hui ?

Anastasia Colosimo, une jeune doctorante de 25 ans, vient d'écrire un essai : Les bûchers de la liberté. « Sommes-nous vraiment définissables par notre « savoir vivre », comme ils l'ont dit dans les médias après les attentats du 13 novembre ? C'est ça, la « génération Bataclan », quelques concerts, des pots en terrasse et des selfies ? Non ! Il nous manque encore quelque chose. Un sursaut, des gens qui s'engagent, qui réfléchissent et changent le monde. Je m'interroge sur ce que signifie le fait d'être française, sur ce qui me rattache à une certaine idée de la France que j'aime. Posons-nous donc la question : « Sommes-nous prêts à mourir pour défendre cette République, ces droits de l'homme, qui sont attaqués ? Nous sommes la première génération sans idéologie, sans utopie politique. Formidable occasion, sans doute, de réfléchir à l'avenir librement, sans être trimbalé d'une idéologie à l'autre, d'Est en Ouest et du Nord au Sud. Les réponses qu'on trouvera, ce seront les nôtres. Elles seront complexes, et nuancées. »

Il est vrai que depuis des décennies, nous n'avons pas été interpellés dans notre relation à notre pays, exceptions faîtes peut être suite au premier tour des élections présidentielles de 2002 ou dernièrement sur le débat autour de la loi du mariage pour tous. Mais rien de portée mondiale.

Cela fait au moins deux générations que nous n'avons plus d'idéologie forte. Pas de mai 68, pas de guerre de décolonisation, pas de Che Guevara, un communisme et un capitalisme qui ont ou qui sont en passe d'échouer. Peu de chose pour se forger une identité citoyenne en fait. Cette jeune doctorante recherche des réponses et aspire à une génération conscientisée et constructive, tout en s'interrogeant sur son propre patriotisme.

La notion de patriotisme est indissociable de la laïcité en France

Le préfet Didier Leschi écrit : « Avant 1789, le sujet était porteur de droits parce qu’il avait en sus une religion. On avait un état-civil protestant, un état-civil catholique. Il n’existait pas de laïcisation de l’état-civil. La rupture de la Révolution fut de dire : tout cela doit sortir de l’espace de la religion, de la catholicité. Aujourd’hui des milliers de jeunes se définissent comme musulmans. Mais musulman, ce n’est pas une identité laïque. Et certainement pas une identité porteuse de droits. La seule identité qui porte des droits, c’est d’être Français.  Sous Vichy, le régime fait chanter La Marseillaise, mais elle ne lui suffit pas. Dans les manifestations, on chante Pitié, mon Dieu : « Sauvez, sauvez la France au nom du Sacré-Coeur ». C’est la même symbolique que le Dio vi salve Regina, que l’on peut traduire « Dieu protège la Vierge », chanté récemment à l’Assemblée territoriale de Corse et lors du saccage d’une salle de prière musulmane, le 26 décembre 2015. On remet l’existence de la patrie sous la protection d’un « Seigneur » qui n’est pas œcuménique. Cette symbolique fractionne le corps social, à la différence de la laïcité qui essaie de le réunir tout en respectant la croyance de chacun. J’y vois une entorse majeure à la laïcité. Les jeunes issus de l’immigration en Corse ne peuvent se reconnaître dans ce chant religieux. »

Certains ont pu se forger une identité française au travers des combats syndicaux, un engagement humanitaire, une lutte armée, ou tout simplement par le travail ou un projet de vie, pouvoir voter, être respecté.

D'autres ont du batailler ou doivent toujours batailler pour être reconnus français. Entre des parents qui pensaient revenir au pays et la communauté française qui ne les a jamais reconnu comme réellement français. Ces jeunes issus de la deuxième voire de la troisième génération ont eux, forcément du mal à se sentir pleinement français. Ils peuvent se sentir binationaux ou encore comme une majorité de jeunes d'aujourd'hui, des citoyens du monde avant tout.

En effet, les citoyens et les engagements d'aujourd'hui sont plus tournés vers le monde que vers uniquement notre pays. Ces engagements peuvent être l'accueil des réfugiés, le militantisme antilibéralisme, l'altermondialisme, la lutte contre des traités commerciaux de libre-échange comme leTafta, etc... Construire un nouveau patriotisme doit prendre en compte cet dimension de citoyen du monde et d'une nouvelle organisation du monde. 

Dans quel périmètre doit être défini le nouveau patriotisme ?

Jean Jaurès défendait déjà dans son livre « L'armée nouvelle » une fédération de nations autonomes avec cette déclaration : « À bas l’égoïsme et l’antagonisme des patries ! À bas les préjugés chauvins et les haines aveugles ! A bas les guerres fratricides ! A bas les patries d’oppression et de destruction ! Ce qui est certain, c’est que la volonté irréductible de l’Internationale est qu’aucune patrie n’ait à souffrir dans son autonomie. Arracher les patries aux maquignons de la patrie, aux castes de militarisme et aux bandes de finance, permettre à toutes les nations le développement indéfini de la démocratie et de la paix,..., c’est servir la patrie elle-même. Internationale et patrie sont désormais liées ».

Aujourd'hui, deux mouvements sont observables dans le monde : le régionalisme et les unions d’États. Nous assistons à la perte partielle de signification des États comme organisateurs politiques et régulateurs des échanges économiques. La notion de frontière, quant à elle, s'effrite moins, voire peut se renforcer. Il est à noter que malgré les crises qu'elle connaît, l'Union Européenne a acquis une dimension qui était jusque là du ressort des seuls États. Avec l'espace Schengen, elle expérimente depuis 1995, ce que pourrait être un futur État multinational. L'espace Schengen a permis des coopérations entre régions limitrophes ou plus éloignées. Cela ne vaut que hors migrations clandestines aux frontières. D'où le recul que nous connaissons actuellement.

Les États-Nations n'ont déjà plus la même souveraineté car d'autres entités gèrent ou se sont accaparé des pans entiers de l'économie, de la solidarité ou de la diplomatie. Une multiplication d'État multinationaux paraît une hypothèse plausible de l'évolution des choses dans les décennies à venir. Le patriotisme sera à son tour à redéfinir au niveau de ces nouvelles entités. « Nous sommes tous des Européens » ou « Nous sommes tous des Latino-Américains », par exemple, sera sans doute un sentiment de plus en plus fortement partagé dans les décennies à venir.

Il n'y a point de patriotisme sans symbole

Les symboles de la République sont inscrits dans l’Article 2 de la Constitution française : la langue de la République est le français ; l’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge ; l’hymne national est la « Marseillaise » ; la devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité » ;  enfin, son principe est « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Dans le quotidien britannique The Guardian, au matin de la journée d’hommage national aux victimes du 13 novembre, il est écrivait : «Symbole du nationalisme ou de l’extrême droite depuis des années, le drapeau français fait son retour comme symbole de paix et de défi après les attaques de Paris. La relation entre la nation et ses trois couleurs est en train de changer. Même s’il orne les bâtiments officiels, le drapeau bleu-blanc-rouge n’est que rarement arboré chez les gens, à l’exception des grands moments de football comme la Coupe du monde de 1998.»

Même constat à Madrid, où El País titre sur «la France [qui] exhibe son drapeau deux semaines après les attentats». Dans son article, le correspondant du journal à Paris explique : «Comme La Marseillaise, en d’autres temps contestée, le drapeau tricolore est à nouveau brandi comme un symbole d’unité nationale.»

Le drapeau français a été depuis des décennies accaparé par la France de Vichy, puis les nostalgiques de l'Indochine et de l'Algérie française, et enfin le Front national. Malgré cela, plus nombreux que prévu, étaient celles et ceux à pavoiser leur drapeau français le lendemain du 13 novembre, notamment les jeunes. J'ai fait parti des quelques citoyens à sortir leur drapeau français, lors des minutes de silence devant mairie ou conseil régional. Ce drapeau, je l'ai associé au drapeau européen pour signifier qu'au delà de la France, c'est l'Europe qui avait été frappée et pour signifier que mon coeur allait aux deux en ces moments de douleur. Les attentats de Bruxelles ont confirmé malheureusement que c'est bien l'Europe qui au delà de la France était bien visée.

À l'heure où la construction européenne connaît une nouvelle fois une crise, il nous faut nourrir les valeurs et les symboles communs d'un nouveau patriotisme extra-territorial, lié à une citoyenneté si ce n'est du monde, au moins européenne.

Je citerai enfin le livre de Roger Martelli, « L'identité c'est la guerre » : Alors que depuis 30 ans, la pensée majoritaire était de tendre vers un citoyen du monde, nous observons aujourd'hui l’extrême-droite au niveau de tous les pays d'Europe, vouloir imposer l'idée que l'identité nationale serait l'enjeu crucial des sociétés contemporaines. La peur de l’autre est en passe de devenir le pivot exclusif de nos imaginaires. À quoi s’ajoute une autre conviction, qui veut que les sociétés occidentales soient en « état de guerre ». La crainte de l’identité perdue et la hantise de la menace se conjuguent ainsi, au risque de toutes les clôtures et de tous les affrontements. Il ne faut ni accepter l’omnipotence de l’état de guerre ni s’abîmer dans l’obsession de l’identité.

Les êtres humains ont besoin de s’ancrer dans une histoire, de combiner de multiples appartenances, familiales, sociales, politiques, idéologiques ou culturelles. Tout individu a besoin de s’identifier, pour être pleinement une personne. Mais dès l’instant où l’effort nécessaire d’identification se fige dans la définition d’identités fermées, données par avance, l’individu est confronté à un double risque. Il peut aliéner sa propre liberté ; il peut se trouver entraîné dans la spirale des concurrences identitaires qui font oublier que tout être humain est à la fois autonome et solidaire de tous les autres. Au jeu de l’opposition du « eux » et « nous », la dépendance et la guerre sont un horizon possible.

Liberté, Égalité, Fraternité, auxquelles je rajouterais Laïcité»

Si l’identité occupe à ce point le devant de la scène, c’est toutefois parce que l’égalité lui a laissé le terrain. Les échecs du soviétisme et les impasses de la social-démocratie ont discrédité l’idée d'égalité. Il est mortifère d’en rester à cet échec. Ce n’est pas parce que la pratique de l’égalité a déçu qu’il faut renoncer à ses valeurs et à sa perspective. Plutôt que la frénésie identitaire et la hantise de l’Autre, qui poussent à l’anéantissement, on promouvra l’avancée concrète de l’égalité, de la liberté et de la solidarité. Leur donner une forme et des contenus modernisés, est la seule manière d’échapper au chaos des affrontements sans fin.

« La mise en commun des égaux vaut cent fois mieux que la guerre des identités. » Robert Martelli nous invite à lutter contre ce nationalisme d'exclusion en nourrissant ce qui constitue finalement l'ADN de notre République : la Liberté, l’Égalité, la Fraternité, auxquelles je rajouterais la Laïcité. Pour écrire notre avenir commun, ayons le courage de redéfinir ensemble ce que nous entendons vraiment de ces valeurs ! Réapproprions-nous les symboles républicains trop longtemps accaparés par l’extrême-droite, et inventons un patriotisme si ce n'est universel, au moins européen. »

Philippe Rabier, 
citoyen engagé

 
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APPEL - Les élux régionaux « socialistes, progressistes et écologistes » rentrent en campagne derrière Benoît Hamon en se rassemblant autour d'une tribune publiée à l'intiative de François Bonneau, Marc Gricourt et Jean-Patrick Gille, et intitulée « Rassemblés pour gagner ». Signé par quelque 200 élus régionaux, ce texte appelle la gauche à l'unité derrière le programme et la candidature du vainqueur de la primaire de la Belle Alliance, et donc à faire taire les divisions entre les différentes familles politiques socialistes. Pour les auteurs de cette tribune, la victoire est possible en dépit des « pronostics », à condition qu'elle soit portée par une « gauche rassemblée et solidaire », à l'image de celle qui avait conduit François Bonneau à une réélection à la tête de l'exécutif régional pourtant donné perdant de ce scrutin.

Voici la tribune dans son intégralité, ainsi que la liste complète des élus qui l'ont signée. 

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« Rassemblés pour gagner

Dimanche 29 janvier, plus de 2 millions de Françaises et de Français se sont mobilisés lors des primaires de la Gauche et ont donné une légitimité incontestable à Benoît Hamon.

Aujourd’hui, la campagne présidentielle commence.

Rien n’est écrit d’avance : la Gauche peut l’emporter avec Benoit Hamon !

En 2015 aux dernières élections, la gauche en  Région Centre-Val de Loire a gagné alors que bien peu avaient fait le pari de sa réussite. Et pourtant les habitants de cette Région  – s’affranchissant  des pronostics - ont fait le choix d’un projet clair et mobilisateur rassemblant  démocrates et progressistes, socialistes, écologistes et  radicaux pour la Région.

Cette victoire c’est aussi la victoire d’une campagne et de l’engagement de femmes et d’hommes porteurs d’un réel projet progressiste marqué par les valeurs de solidarité.

Tout simplement celle d’une Gauche rassemblée et solidaire.

C’est ce chemin du rassemblement et du progrès que nous avons choisi de porter avec Benoît Hamon pour notre pays.

Benoit Hamon propose un projet tourné vers l’avenir : celui d’un futur désirable qui répond aux enjeux sociaux, économiques, écologiques, numériques et démocratiques de notre temps.

C’est un projet pour la République, c’est un projet pour la France.

En répondant aux attentes de nos concitoyennes et de nos concitoyens, ce projet est le socle du rassemblement de la gauche, des écologistes et des progressistes, quelles que soient la diversité des parcours et les sensibilités de chacun. La Région Centre-Val de Loire aujourd’hui en est l’exemple et le symbole. Ce rassemblement, s’impose face à l’offensive conservatrice et populiste.

Nous appelons toutes les Françaises et les Français qui se reconnaissent dans nos valeurs progressistes et écologistes, à soutenir avec nous Benoit Hamon pour les élections présidentielles des 23 avril et 7 mai 2017. »

François BONNEAU, président de la Région Centre-Val de Loir ; Jean-Patrick GILLE, député d’Indre-et-Loire – conseiller régional ; Marc GRICOURT, Maire de Blois – 1er vice-président de la Région Centre-Val de Loire

Dans l’Eure-et-Loir

David LEBON, Conseiller municipal de Chartres
Jean-Jacques CHATEL, Maire de Mainvilliers
Stéphane CORDIER, 1er Secrétaire Fédéral du PS d’Eure-et-Loir
Nora BENCHEHIDA, Conseillère municipale de Mainvilliers
Michèle BONTHOUX, Conseillère régional
Gisèle BOULLAIS, Conseillère municipale de Dreux
Aziz BOUSLIMANI, Adjoint au maire de Mainvilliers
Valentino GAMBUTO, Conseiller régional
Roland HAMARD, Conseiller municipal d'Epernon
Patrick LAFAVE, Maire de la Framboisière
Christine LECONTE, Conseillère municipale de Les Autels Villevillon
Michèle MARTIN, Maire de Saint-Piat
Pascaline MAUPAS-RABINE, Conseillère municipale de Dreux
Bernard MONGUILLON, Adjoint au maire de Nogent-le-Rotrou

Dans le Cher

Yann GALUT, député du Cher – Conseiller Départemental
Guillaume CREPIN, 1er Secrétaire fédéral du Ps du Cher
Zehira BEN AHMED,
Céline BEZOUI, Conseillère municipale de Bourges
Marie-Hélène BODIN, 1ère Adjointe au maire de Vierzon
Christine CHAPEAU, Conseillère départementale
Bernadette COURIVAUD, Conseillère départementale
Joël CROTTE, Conseiller régional
Irène FELIX, Conseillère départementale – Conseillère municipale de Bourges
Philippe FOURNIE, Vice-président de la Région Centre-Val de Loire
Philippe JOLIVET, Adjoint au maire de Saint Germain du Puy
Andrée JOLY, Maire de Sagonne
Jacques LAMBERT, 1er Adjoint au maire de Saint Florent sur Cher
Hugo LEFELLE, Conseiller municipal de Bourges
Joëlle MATHIEU, Conseillère municipale de Dun sur Auron
Serge MECHIN, Conseiller régional – Conseiller départemental
Pascal MEREAU, Conseiller départemental
Renaud METTRE, Conseiller départemental
Jean-Pierre SAULNIER, Conseiller Départemental
Agnès SINSOULIER-BIGOT, Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire
Alain TABARD, Adjoint au maire de Saint Florent sur Cher

Dans l’Indre
Isabelle BRUNEAU, Députée de l’Indre
André LAIGNEL, Maire d’Issoudun – 1er vice-président délégué de l’Association des Maires de France
Tony BEN LAHOUCINE, 1er Secrétaire Fédérale du PS de l’Indre
Lucie BARBIER, Conseillère départementale
Kaltoum BENMANSOUR, Conseillère régionale
Jean Claude BLIN, Conseiller départemental – Maire d’Eguzon-Chantôme
Michel BOUGAULT, Conseiller départemental
Daniel CALAME, Maire de Saint-Plantaire
Jane-Marie CANDE, Adjointe au maire d’Issoudun
Mélanie CHAPUIS, Conseillère départementale
Danièle CHAUDAGNE, Adjointe au maire du Blanc
Rémy DEGUET, Adjoint au maire de Saint Plantaire
Dominique DELPOUX, Maire des Bordes
Jocelyne GIRAUD, Conseillère départementale
Annick GOMBERT, Conseillère régionale – Maire du Blanc
Jean-Paul GRELET, Maire de Chavin
Daniel GUIET, Conseiller municipal d’Issoudun
Dominique HERVO, Maire de Tournon-Saint-Martin
Eric HERVOUET, Adjoint au maire d’Issoudun
Roger JAMBUT, Maire de Mouhet
Carol LE STRAT, Adjointe au maire d’Issoudun
Jean-Pierre MALLERET, Adjoint au maire des Bordes
Vincent MILLAN, Maire d’Argenton sur Creuse
Jacques PERSONNE, Adjoint au maire d’Issoudun
Willy PETERS, Maire de Montlevicq
Jean PETITPRETRE, Conseiller départemental – Maire du Poinçonnet
Erwan RIGOLLET-LE BIHAN, Adjoint au Maire du Blanc
Dominique ROULLET, Vice-président de la Région Centre-Val de Loire
Gérard SADOIS, Adjoint au Maire d’Issoudun
Daniel THENOT, Maire de Buxeuil

Dans l’Indre-et-Loire

Jean-Patrick GILLE, Député d’Indre-et-Loire – Conseiller régional
Laurent BAUMEL, Député d’Indre-et-Loire
Stéphanie RIOCREUX, Sénatrice d’Indre –et-Loire – Maire de Benais
Francis GERARD, Conseiller municipal de Joué-lès-Tours – 1er Secrétaire Fédéral de l’Indre-et-Loire
Martine ALLAIN, 1ère Adjointe au Maire de La Riche
Christophe BAUDRIER, 1er Adjoint au maire de Langeais
Patrick BOURDY, Conseiller départemental – Adjoint au maire de Montlouis-sur-Loire
Jean-Marie CARLES, Conseiller départemental – Maire de Saint Mars la Pile
Martine CHAIGNEAU, Conseillère départementale
Luc CHRETIEN, Conseiller municipal de Chinon
Philippe DOUADY, Conseiller municipal de Montlouis sur Loire
Sophie DUMAGNON, Adjointe au maire de Montlouis-sur-Loire
Daniel DURAND, Maire de Bréhemont
Thierry FERRER, Conseiller municipal de Savonnières
Alain FIEVEZ, Conseiller municipal de Saint-Cyr-sur-Loire
Patricia GADIN, Conseillère municipale de Montlouis-sur-Loire
Hédia GHANAY, Adjointe au maire de Langeais
Isabelle GAUDRON, Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire – Adjointe au Maire d’Amboise
Didier GUILBAULT, Maire de Saint-Benoit-la-Forêt
Rabia HADJIDJ-BOUAKKAZ, Adjointe au maire de La Riche
Nadia HAMOUDI, Conseillère municipale de Tours
Jean-Marc HEMME, Adjoint au maire de Véretz
Jeanne HENTRY, Adjointe au maire de Montlouis-sur-Loire
Sylvie JACOB, Conseillère municipale de Bourgueil
Lionel JEANJEAU, Conseiller municipal de Saint Avertin
Cyrille JEANNEAU, Conseiller municipal de Saint Pierre des Corps
Cécile JONATHAN, Conseillère municipale de Tours
Noura KENANI, Conseillère municipale déléguée de la Riche
Francis KLIMCZAK, Conseiller municipal d’Avoine
Frédéric LECLERC, Adjoint au maire de Montlouis sur Loire
Danièle LEITE, Adjointe au maire de Langeais
Dominique LEMOINE, Conseiller départemental
Brigitte LIZE-BRUN, conseillère municipale de Saint-Avertin
Denis MALJEAN, Conseiller municipal de Loches
Monique MAUPUY, Conseillère municipale de Tours
Marc MIOT, Conseiller municipal d’Azay-sur-Cher
Vincent MORETTE, Maire de Montlouis-sur-Loire
Marie-Line MOROY, Conseillère municipale de Joué-lès-Tours
Mohamed MOULAY, Vice-président de la Région Centre-Val de Loire
Marylène MOUSSET, Adjointe au maire de Véretz
Cathy MÜNSCH-MASSET, Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire
Samira OUBLAL, Conseillère municipale de Tours
Joël PAIRIS, Adjoint au maire de Saint-Pierre-des-Corps
Esther PETIT, Conseillère municipale de Montlouis sur Loire
Nathalie PHELION, Adjointe au maire de Langeais
Philippe PLANTARD, Adjoint au maire de La Riche
Mina REIG, 1er Adjointe au maire de Vallères
Pierre-Alain ROIRON, Conseiller régional – Maire de Langeais
Fabrice RUEL, Adjoint au maire de Langeais
Wilfried SCHWARTZ, Maire de La Riche
Ouassila SOUM, Adjointe au maire de Saint Pierre des Corps
Gaétan THAREAU, Conseiller municipal de Beaumont en Veron
Laurent THIEUX, Adjoint au maire de Montlouis sur Loire
Vincent TISON, Conseiller municipal de Joué-lès-Tours
Michel VAUTIER, Conseiller municipal de Langeais
Brigitte VENGEON, Adjoint au maire de Château-Renault
Florence ZULIAN, Conseillère départementale

Dans le Loir-et-Cher

Marc GRICOURT, Maire de Blois – 1er Vice-Président de la Région Centre-Val de Loire
Denys ROBILLARD, Député du Loir-et-Cher
Christophe DEGRUELLE, Président d’Agglopolys – Adjoint au maire de Blois
Frédéric ORAIN, Conseiller municipal de Muides – 1er Secrétaire Fédéral du Ps du Loir-et-Cher
Tania ANDRE, Conseillère régionale
Françoise BAILLY, Adjointe au maire de Saint Gervais la Forêt
Thierry BENOIST, Maire de Thoré la Rochette
Michel BILLAULT, Adjoint au maire de Vineuil
Sylvaine BOREL, Conseillère municipale de Blois
Sylvie BORDIER, Conseillère municipale de Blois
Jérôme BOUJOT, Adjoint au maire de Blois
Yann BOURSEGUIN, Adjoint au maire de Blois
Jean-Pierre CHARLES-GUIMPIED, Conseiller régional – Adjoint au Maire de Contres
Touria DEHMEJ, Conseillère municipale de Romorantin-Lanthenay
Jean-Marie DENIZEAU, Conseiller Municipal de Chatillon sur Cher
Ozgur ESKI, Adjoint au maire de Blois
Corinne GARCIA, Adjointe au maire de Blois
Claude GORGE, Adjoint au maire de Vineuil
Didier GUENIN, 1er Adjoint au maire de Romorantin-Lanthenay
Michel GUIMONET, Adjoint au Maire de Romorantin-Lanthenay
Pierre HERRAIZ, Conseiller municipal de Saint Gervais la Forêt
Christiane JOURDAIN, Conseillère municipale de Saint-Claude de Diray
Isabelle LAUMOND, Adjointe au maire de Blois
Patricia LORENZO, Adjointe au maire de Vineuil
Claire LOUIS, Conseillère municipale de Blois
Laurent MAMEAUX, Conseiller municipal de Vendôme
Christian MARY, Adjoint au maire de Vineuil
Rachid MERESS, Conseiller municipal de Blois
Catherine MONTEIRO, Adjointe au maire de Blois
Jean-Marc MORETTI, Maire de Villerbon
Joël PATIN, Conseiller municipal de Blois
Luc PENTECOUTEAU, Adjoint au maire de Contres
Fabienne QUINET, Adjointe au maire de Blois
Jean-Pierre REBIFFE, Conseiller municipal de Vineuil
Laurence RIQUELME, Adjointe au maire de Vineuil
Audrey ROUSSELET, Conseillère régionale – 1ère adjointe au Maire de Vineuil
Bruno SIMON, 1er Adjoint au maire de Sassay
Pascal USSEGLIO, Conseiller régional
Benjamin VETELE, Conseiller départemental – Adjoint au Maire de Blois
Annick VILLANFIN, Adjointe au maire de Blois

Dans le Loiret

François BONNEAU, Président de la Région Centre-Val de Loire
Valérie CORRE, Députée du Loiret
Jean-Pierre SUEUR, Ancien Ministre, Sénateur du Loiret
Olivier FREZOT, Conseiller régional – 1er Secrétaire Fédérale du PS du Loiret
Christophe ANDRIVET, Conseiller municipal de la Chapelle Saint Mesmin
Cecile ALVERGNAT, Conseillère municipale de Triguère
Claude BASILIO, Conseiller municipal de Saint Jean de la Ruelle
René BAUCHE, Adjoint au maire de La Chapelle St Mesmin
Vanessa BAUDAT-SLIMANI, Conseillère départementale du Loiret
Christophe BELABBES, Conseiller municipal de MontargisAnne BESNIER, Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire
Norbert de BREZE, Conseiller municipal de Saint Jean de la Ruelle
Carole CANETTE, Conseillère municipale de Fleury les Aubrais
Nicolas CHARNELET, 1er Adjoint au Maire de Jargeau
Ameziane CHERFOUH, Conseiller municipal de La Chapelle Saint Mesmin
Jean-Claude CLOAREC, Maire délégué de Montcorbon
Kadejat DAHOU-FREDI, Adjointe au maire de St Jean de la Ruelle.
Sylvie DANGE, Conseillère municipale de Saint jean de la Ruelle
Serge DECOBERT, Conseiller municipal de Pithiviers
Ludovic DESCHAMPS, Adjoint au maire de Saint Jean de la Ruellle
Marie-Thérèse DUGUE, Adjointe au maire de Saint Jean de la Ruelle
Christian DUMAS, Maire d’Ingré-Conseiller régional
Hayette ET TOUMI, Conseillère municipale d’Orléans
Jacques FERNANDES, Maire de Briarres sur Essonne
Franck FRADIN, Conseiller municipal de Saint Jean de Braye
Huguette GAUDOU, Conseillère municipale de Jargeau
David JACQUET, Conseiller municipal d'Artenay
Olivier JOUIN, Conseiller municipal de Cléry Saint André
Atif KHALID, Conseiller municipal de Châlette sur Loing
Hélène LAILHEUGUE, Conseillère municipale de Saint Jean de Braye
Patrick LALANDE, Conseiller municipal de Saint Jean de Braye
Liliane LARMOYER, Conseillère municipale de Châtillon sur Loire
Brigitte LASNE-DARTIAILH, Adjointe au Maire de Baule
Christophe LAVIALLE, Adjoint au maire de Saint Jean de Braye – Député suppléant du Loiret
Anne LECLERCQ, Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire
Corinne LEVELEUX-TEIXEIRA, Conseillère municipale d’Orléans
Michel LIGONNET, Adjoint au maire de Saint Hilaire les Andrésis
Hélène LORME, Conseillère départementale du Loiret
Bruno MALINVERNO, Adjoint au maire de saint Jean de Braye
Marie-Emmanuelle MATET de RUFFRAY, Conseillère Municipale d’Orléans
Bernard MOISY, Conseiller municipal du MALESHERBOIS
Anne-Marie MOULIN, Conseillère municipale de Saint Jean de la Ruelle
Pedro NIETO, Conseiller municipal de Saint Jean de la Ruelle
Fanny PIDOUX, Conseillère régionale
Gabriel PINSARD, Conseiller municipal de Cléry Saint André
Gilda PUTZU, Conseillère municipale d'Olivet
François SAILLARD, Conseiller municipal de Paucourt
Thierry STROMBONI, Conseiller municipal de Pithiviers
David THIBERGE, Maire de Saint Jean de Braye
Denis THION, Maire de Courcelles
Anne-Laure THOMAS, Conseillère municipale de Saint Florent le jeune
Hubert TINSEAU, Adjoint au maire de Chécy
Théodore TOULOUGOUSSOU, Conseiller municipal de Chécy
Marylène URBANIAK, Conseillère municipale d’Ardon
Franck VIGNAUD, Conseiller municipal d’Ingré
Marceau VILLARET, 1er Adjoint au Maire de Saint Jean de la Ruelle
Valérie VITOUX, Conseillère municipale de Boigny sur Bionne
Maxime YEHOUESSI, Conseiller municipal d’Orléans

Contenu du blog: 

HUMEUR. « Un homo qui vote à droite, c'est comme une dinde qui voterait pour Noël ». Ce bon mot, un peu piquant, peut-être au goût amer, de Jean-Luc Romero, conseiller régional de gauche après avoir été de droite, résume à lui seul la perplexité dans laquelle on tombe rapidement quand on voit les changements d'orientation politique de certains, si on ne comprend pas à quel point il peut être difficile d'assumer ce qu'on est, et pourquoi c'est difficile.

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« Ne vous y trompez pas, je ne suis pas en train de dire qu'on ne peut pas être homosexuel et de droite. J'en connais »

La perplexité est encore plus grande quand on voit, il y a quelques jours, un militant, fondateur d'une asso homosexuelle liée précédemment à l'UMP, rejoindre l'extrême-droite : Comment un gay peut-il adhérer à un mouvement dont des responsables tiennent, depuis toujours, des propos si excluants pour toutes celles et tous ceux qui sont un peu différents du stéréotype du « français, blanc, hétéro, catho » ?

Ne vous y trompez pas, je ne suis pas en train de dire qu'on ne peut pas être homosexuel et de droite. J'en connais. Beaucoup. Mais ceux qui assument vraiment leur homosexualité ont, tout en restant à droite, dit leur soutien à l'égalité des droits. Les autres se sont positionnés contre l'égalité des droits (ou militent à l'extrême-droite) soit par calcul, soit par difficulté à assumer ce qu'ils sont.

« Des universitaires canadiens ont étudié les phases dans lesquelles passe une personne présentant une singularité avant d'assumer pleinement cette singularité »

Des universitaires canadiens (*) ont étudié les phases dans lesquelles passe une personne présentant une singularité avant d'assumer pleinement cette singularité. Ces phases, présentées ici de manière très résumées, passeront pour être trop simples, voire simplistes ; j'assume cette simplicité, pour les besoins de la présentation. Ces phases sont au nombre de 4 : la négation, l'intériorisation de l'oppression, la différenciation, l'acceptation.

Pour illustrer ces 4 phases, je vais prendre pour exemple une personne qui commence à comprendre qu'elle est homosexuelle.

La première phase dans laquelle elle sera, sera celle du déni, de la négation. En quelque sorte, elle se dira ce qui suit : « Je pense que je suis homosexuel. La société me présente les homosexuels comme des anormaux, des malades, ou des pervers. Or, moi, je ne me sens ni anormal, ni malade, ni pervers. C'est surement que je ne suis pas homosexuel ... ». Certains homosexuels qui sont dans cette phase vont, par exemple, avoir une vie « hétéro » : il y en a eu beaucoup dans les générations nées à l'époque où l'homosexualité était encore pénalisée et classée comme « maladie mentale ». Il y en a encore, car il est difficile d'accepter soi-même ce que les autres n'acceptent pas.

La deuxième phase, qui démarre parfois longtemps après la première, est celle de l'intériorisation. Un peu comme si la personne se disait : « Je pense de plus en plus que je suis homosexuel. La société me présente les homosexuels comme des anormaux, des malades, ou des pervers. Or, moi, je pense de plus en plus que je suis homosexuel. C'est donc sans doute que je suis un peu anormal, malade ou pervers. ». C'est la phase dans laquelle les personnes « différentes » sont le plus mal : c'est là qu'elles s'aiment le moins, que leur « estime de soi » est au plus bas, qu'elles vont avoir le plus de comportements à risques.

« Parfois, malheureusement, certains restent « bloqués » dans cette phase, incapables de remettre en cause leur vision de la société »

La troisième phase, qui est la vraie découverte des scientifiques canadiens, est la phase de différenciation. Dans cette phase - dans laquelle sont les « dindes qui votent pour Noël » la personne homosexuelle se fera cette réflexion : « Je suis homosexuel. La société me présente les homosexuels comme des anormaux, des malades ou des pervers. Elle n'a pas tort car j'en ai rencontré des homos pervers, anormaux, malades. J'en ai rencontré des homos qui donnent une si mauvaise image de l'homosexualité. Mais moi, je suis différent d'eux, je suis mieux qu'eux. ». Cette phase, qui dure parfois très longtemps, est une période complexe à comprendre. C'est celle de l'homosexualité homophobe. Parfois, malheureusement, certains restent « bloqués » dans cette phase, incapables de remettre en cause leur vision de la société. Incapable d'un peu de bienveillance.

« On repère les personnes qui sont, enfin, arrivées dans cette phase, à leur sérénité et à leur cohérence »

La quatrième phase est celle de la vraie et totale acceptation de soi. Celle où la personne homosexuelle se dit : « Je suis homosexuel. La société me présente les homosexuels comme des anormaux, des malades, des pervers. J'en ai vu des pervers, des malades, mais pas plus chez les homos que chez les autres. Et j'ai vu des homos pas pervers, pas malades. Et moi je suis homo, ni pervers, ni malade, ni anormal. C'est sans doute que la société se trompe en transmettant ces images négatives, ces stéréotypes. Et je vais expliquer à la société qu'elle se trompe et en quoi elle se trompe. ».

On repère les personnes qui sont, enfin, arrivées dans cette phase, à leur sérénité et à leur cohérence. En général, aussi, à leur engagement. Mais pas à leur dogmatisme : Elles ont compris que les chemins de l'acceptation sont nombreux, difficiles, personnels à chaque individu. Il faut laisser à chacun le temps de faire son chemin. Son propre chemin.

L'homosexuel qui rejette une partie des homosexuels, l'étranger qui critique les étrangers arrivés après lui, ces personnes sont bloquées dans la 3eme phase. Elle peut être longue, très longue. Certains n'en sortent jamais.

Il faut leur dire qu'il y a encore un pas à faire. Il faut les encourager. Il faut les aider à prendre conscience qu'elles sont meilleures qu'elles ne le croient. Que leur sentiment de supériorité n'est que le déguisement de leur mal-être.

Pour que la société aille mieux, et qu'elle ne hiérarchise pas les êtres qui la composent en fonction de si petites différences.

(*) Bill Ryan, professeur à l'Université de Québec à Montréal et Jean-Yves Frappier, pédiatre, ancien président de la société canadienne de pédiatrie. Je dois la transmission de cet apport théorique à la Ligue Française pour la Santé Mentale, et en particulier au pôle dirigé par Eric Verdier

Contenu du blog: 

« Comme vous, je salue l’extraordinaire riposte du peuple français, dans sa diversité et son pluralisme, aux actes criminels et odieux qui ont endeuillé notre pays la semaine dernière. Des millions de françaises et de français, de citoyens de toutes les origines, ont manifesté dans l’unité et la dignité, pour rejeter le terrorisme, la haine, les racismes et les discriminations de toutes sortes, pour la liberté de la presse, les libertés.

Dès la prise de connaissance de l’attaque contre « Charlie Hebdo », des initiatives ont été décidées dans de nombreuses communes, à l’initiative de citoyens, d’élus locaux, afin de permettre aux citoyens de se rassembler, de dire leur émotion,  de dialoguer, de s’écouter, de rendre hommage aux victimes, et de dire à l’unisson leur rejet le plus absolu de l’intolérance, de la violence et du racisme. C’est ce qui s’est passé à Orléans où d’autres initiatives sont en préparation.

« Ce grand sursaut républicain des citoyens a montré une exigence très forte de fraternité »

Ce grand sursaut républicain des citoyens a montré une exigence très forte de fraternité, de bien vivre ensemble dans les valeurs de la République, de rejet des communautarismes et de toutes les dérives mafieuses et intégristes qui profitent du désarroi, de l’exclusion sociale.

Ce sursaut a été rendu possible en prolongement du travail et des multiples efforts réalisés au quotidien et dans la proximité, dans les quartiers et dans les territoires, par les associations, les agents publics, les élus locaux et par nombre de citoyens qui font vivre, dans des situations  souvent difficiles de crise et d’exclusion sociale, les valeurs fondamentales de la République, d’Egalité, de Liberté, de Fraternité, de  bien vivre ensemble et de Laïcité.

Chacun le mesure après ces événements, il est extrêmement important de conforter cet élan citoyen qui vient de s’exprimer si fortement.  Cela revient à consolider -bien au-delà de ce qui est entrepris aujourd’hui- tout « ce qui fait société » : tout ce qui donne les moyens de vivre, de vivre ensemble et tout ce qui donne confiance aux hommes et aux femmes, aux jeunes, dans leur capacité à réaliser des projets communs. Le meilleur moyen pour lutter contre l’obscurantisme, c’est un meilleur accès à l’éducation, à la culture, le droit à l’emploi, au logement et à une vie décente pour toutes et tous.

La situation exige que des moyens financiers, à la hauteur des enjeux, soient véritablement déployés aussi en soutien à la vie associative, à la citoyenneté et à la démocratie, pour développer toutes les solidarités et pour que chacune et chacun ait bien toute sa place dans notre société.

En disant cela, nous pensons particulièrement aux quartiers touchés davantage par les difficultés sociales, la précarité,  la faiblesse des revenus. Ce n’est pas le moment de les laisser tomber ! Toutes les mesures permettant le vivre ensemble, une politique de la ville à la hauteur, le refus de leur stigmatisation et de tous les amalgames sont à prendre sans délai !

Il faut aussi des moyens pour redonner un espoir à notre jeunesse et notamment un avenir dans la Nation à ces franges de la jeunesse fragilisée et en danger.

Tout cela est-il compatible avec la baisse importante et inédite des dotations d’Etat aux communes, départements, régions? Avec les politiques d’austérité qui sont mises en oeuvre depuis des dizaines d’années ?  Incontestablement non.

« La baisse des dotations sera enfin un coup dur pour l’investissement public porté à plus de 70% par les communes »

Elle entrainera inéluctablement la réduction et la dégradation de services essentiels rendus aux populations, en particulier à celles et ceux qui sont les plus durement frappés par les difficultés, avec le risque d’accroitre les situations d’exclusion, de décrochage, d’errance, de fragmentation du tissu social, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.

En outre, le mouvement sportif, les acteurs culturels, sociaux, l’éducation populaire qui font la richesse de notre République et qui sont si utiles à la jeunesse, payeront le prix fort de ces restrictions. La baisse des dotations sera enfin un coup dur pour l’investissement public porté à plus de 70% par les communes, et donc pour l’emploi. Elle pose problème face aux énormes enjeux qui viennent de faire irruption avec ces événements tragiques.

Monsieur le Premier Ministre, vous annoncez une prochaine loi de finance rectificative afin de donner davantage de moyens à l’armée, à la gendarmerie, à la police nationale et au renseignement. A notre sens, cette loi rectificative doit impérativement s’étendre à la Justice et aux collectivités territoriales : elle doit donner l’occasion d’entamer un réexamen du plan de réduction des dotations comme l’ont demandé, vous le savez, les 13 300 Conseils municipaux qui ont adopté la motion de l’Association des Maires de France.

Souhaitant vous lire prochainement et espérant la prise en considération de ma démarche, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération. »

 

                                                                                                          Michel Ricoud, conseiller général de la Source, conseiller municipal d'Orléans

 

 

 

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ÉNERGIE - En ce début d’année, je voudrais m’adresser plus spécifiquement aux décideurs du territoire orléanais. J’ai envie de prendre à mon compte cet extrait des vœux de notre député Olivier Carré sur facebook : « Je crois en la force du collectif ». 

Oui, je crois en la force du collectif dans les organisations, publiques, privées, associatives… car elle permet une mise en action beaucoup plus puissante, chacun étant mobilisé et partie prenante du projet. On passe d’une culture du désengagement (plus de 60% des salariés d’après Gallup) à une culture de l’engagement. 

Laisser les équipes décider davantage

Mais attention, pour que ces énergies collectives prennent leur essor et ne soient pas « tuées dans l’œuf », il va falloir, à vous dirigeants, quitter certaines prérogatives de pouvoir, pour laisser les équipes décider davantage, avoir les coudées franches, une autonomie réelle pour agir. Il s’agit ainsi de passer d’une culture du « command and control » à celle du « trust people, trust process ». 

Je NOUS souhaite, dirigeants, et dirigeantes, présidentes et présidents, d’être toujours plus des catalyseurs d’énergie pour nos équipes !

Pour nourrir mon propos, je vous partage cette vidéo d’Izaak Getz, chantre de l’intelligence collective au service de la performance…

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CHARLIE HEBDO - Les journalistes de Charlie Hebdo n'ont jamais reculé, ils ont toujours usé pleinement de leur liberté d'expression, ne cédant ni à la censure ni à l'autocensure. Aujourd'hui, leur liberté est / doit être un exemple pour nous tous.

Vous avez été nombreux hier à vous manifester, par votre présence aux rassemblements ou par vos dons. Un formidable élan de solidarité qui démontre l'attachement de chacun d'entre nous à la liberté d'expression et d'information. Nous vous invitons aujourd'hui à exprimer votre indignation en signant l'appel que nous lançons afin de dénoncer les individus et les gouvernements qui perpètrent des violences contre les journalistes au nom de la religion.

Ni la censure, ni l'autocensure ne doivent prévaloir. Ainsi, l'esprit de Charlie vivra.

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CHARLIE HEBDO - L’Association des paralysés de France (APF) est en état de choc suite à l’attentat qui a eu lieu hier dans les locaux de Charlie Hebdo. L’association tient à présenter toutes ses condoléances aux familles et proches des victimes et tout son soutien aux blessés. L’APF, en tant qu’association de représentation et de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leur famille, s’élève contre toute forme d’idéologie qui prône l’obscurantisme, la privation des droits fondamentaux ou l’exclusion. 

L'APF prône le "vivre ensemble" et s’attache à construire une société inclusive où toutes les personnes, quels que soient leur handicap, leur âge, leur origine, leurs capacités, leurs convictions trouvent leur place dans la société. 

L’APF se souvient notamment du dessin que Cabu a fait pour l’association, en soutien de son combat pour l’accessibilité.

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FANATISME. Profondément choqué par l’attentat de ce jour qui a frappé le journal « Charlie Hebdo », j’apporte tout mon soutien aux familles des victimes, policiers, journalistes et collaborateurs, et je formule des vœux de rétablissement pour les nombreuses victimes de la fusillade.

Voltaire, Renan, ont défendu avec âpreté les principes d’une démocratie qui ne succombait pas aux tentations de l’intolérance

 J’en appelle aussi à tout ce qui fait la force de notre nation, unie, pour dire non au fanatisme, qu’il soit religieux ou politique, pour dire non à la haine qui se déverse chaque jour, et en particulier aujourd’hui, dans trop d’indifférence, sur les réseaux sociaux. Enfin, j’en appelle à tous ceux qui vivent leur foi, quelque soit leur confession, dans l’amour et dans la paix, à s’opposer avec la plus grande fermeté à ceux qui en bafouent les préceptes et les incitent à la guerre. 

Voltaire, Renan, ont défendu avec âpreté les principes d’une démocratie qui ne succombait pas aux tentations de l’amalgame et de l’intolérance. C’est dans ces moments sombres que nous devons éclairer à nouveau notre chemin de leurs écrits.

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DEBOUT. Comme tous les Français, et comme le monde entier, nous sommes horrifiés par ce qui vient de se passer, il y a moins de 24 heures, à Paris, au siège du journal Charlie Hebdo.

Nous, Français de souche ou non, habitants de ce territoire, démocrates et républicains, sommes touchés dans nos valeurs.

Il nous faut, comme l'ensemble de nos concitoyens, montrer que nous n'accepterons jamais la peur, le fanatisme, ni la remise en cause de la liberté de penser, d'écrire.

Des hommes et femmes de presse, des membres des forces de l'ordre ont été tués. D'autres ont été blessés. Leur famille, leurs amis, leurs collègues souffrent avec eux bien sûr, et nous sommes solidaires de cette souffrance.

Nous étions tous égaux devant cette douleur et ce devoir de rester debout

Hier, à l'invitation spontanée de quelques personnes, vite relayée par les réseaux sociaux, 1 500 à 2000 personnes se sont retrouvées place du Martroi à Orléans, dans le recueillement. Il y avait des responsables politiques, syndicaux, associatifs ...mais nous étions tous égaux devant cette douleur et ce devoir de rester debout. J'y ai naturellement participé, avec celles et ceux d'entre nous, de notre Mouvement, élus et militants qui ont pu se rendre disponibles.

Aujourd'hui, le Président de la République a appelé à une minute de silence partout où cela sera possible, à midi. Je vous invite à vous associer à ce geste, où que vous soyez.

Nous sommes tous CHARLIE.

Yves CLEMENT, Président MoDem Loiret

 

Contenu du blog: 

CHARLIE HEBDO - Le Réseau Forum des Droits Humains d'Orléans exprime son indignation, sa colère et sa tristesse face à l'horreur qui vient de toucher le journal Charlie Hebdo et ses journalistes. Il s'associe à la tristesse des familles et collègues des victimes. La liberté d'expression n'est pas négociable, et s'en prendre à elle et à la liberté de la presse, c'est s'en prendre aux Droits Humains. 

Notre réseau, construit sur des valeurs de tolérance, de laïcité et d'éducation populaire, condamne celles-ceux qui cherchent à opposer les citoyennes-ens entre eux en commettant des actes aussi abjects que celui de ce jour, et celles-ceux qui chercherait à récupérer ce fait dramatique pour asseoir leurs stratégies et leur rhétorique sur la peur et la haine. Elles-Ils sont complices des assassins de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, ... L'universalité des Droits Humains et la Liberté d'Expression resteront plus que jamais des principes pour lesquels nous lutterons.

Nous pensons à celles-ceux qui se sentent salit par le détournement de leur croyance et nous nous associons à toutes-s celles-ceux qui, comme nous, croient en la diversité, en la pluralité et refusent de se laisser entraîner sur le chemin de la peur. La page de Charlie ne restera pas vide et nous continuerons à la remplir pour que la liberté d'expression soit le porte parole des Droits Humains.

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