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Le 13 Novembre 2018, 19h23

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TRIBUNE - Face au danger représenté par l'extrême droite pour les valeurs de la République et pour la liberté de la presse, apostrophe45 a sollicité un certain nombre d'élus locaux pour qu'ils rédigent une tribune explicitant les raisons pour lesquelles, selon eux, il est impératif de faire barrage au Front national, lors du second tour de l'élection présidentielle, dimanche. Stéphane Fautrat, candidat «divers-droite» dans la 6e circonscription du Loiret, a répondu favorablement à l'invitation de la rédaction, en rédigeant cet appel personnel que nous vous livrons in extenso.

« Il est inutile, aujourd'hui, de revenir sur la campagne présidentielle, les primaires, les partis politiques... Les électeurs se sont prononcés le 23 avril et le résultat est un fait politique majeur. Les représentants des partis de gouvernement sont éliminés dès le premier tour. Contrairement à ce qu'écrivent beaucoup, le débat d'hier soir a été essentiel. Il a permis de montrer aux électeurs français mais aussi au monde qui peut vraiment présider aux destinées de la France.

Même si on doit encore découvrir Emmanuel Macron sur le plan de sa méthode et de son programme, son message, sa posture et son image sont positives. Il donne de l'espérance. Cela a permis aussi de montrer le vrai visage de Marine Le Pen : pas de programme clair, une posture indigne et une image négative. Elle, véhicule de la désespérance.

«Un chantier immense»

Si Emmanuel Macron est élu dimanche, et je le souhaite, le chantier est immense pour réconcilier les deux France. Ces deux France qui se sont affrontées lors de ce débat.

Le chômage de masse est installé dans ce pays depuis les années 80. La question de l'accès à l'emploi, de la réindustrialisation de la France, du travail au sens large, du développement des nouveaux métiers, doit être la priorité des priorités. La situation pour la jeunesse est catastrophique dans ce domaine : 25,9% des jeunes sont sans emploi. Le quasi plein emploi est possible, c'est le cas notamment au Royaume-Uni. Il est évident que le plein emploi fera baisser le vote FN.

L'insécurité est également dans la tête de beaucoup de nos concitoyens. Attentats, délinquance, réponse pénale... autant de sujets qui donne aux gens le sentiment qu'une certaine forme de laxisme s'est installée. Ils veulent de la clarté, de l'égalité, de la justice. Notre pays doit se doter d'une organisation exceptionnelle de sécurisation de chacun et chacune d'entre nous. Il est évident que l'indispensable réussite dans ce domaine fera baisser le vote FN.

L'éducation est en échec. Plus de 100.000 jeunes chaque année quittent le système scolaire en situation d'échec. Tout revoir de A à Z dans ce domaine, c'est possible. Mais ce sera long. Notre pays doit alors engager un plan à long terme. Régler ce sujet fera baisser le vote FN.

«Parvenir à transformer en totalité la vie politique»

Remplacer l’«assistanat» par la «solidarité». Il y a des citoyens qui ont moins de chance que d'autres (handicap, dépendance, maladie…). Personne toutefois ne doit être laissé de côté. C'est un parcours du combattant chaque jour pour beaucoup de ces personnes. Et cela crée un sentiment d'injustice. Mettre en œuvre, au quotidien, la solidarité fera baisser le vote FN.

L’autre enjeu pour Emmanuel Macron est de parvenir à transformer en totalité la vie politique. Les citoyens ne font plus confiance aux responsables politiques. Ils considèrent qu'il y a trop d'échelons, trop de professionnalisme, d'opacité, de cumul des mandats, de mauvaise utilisation de l'argent public... Une loi de modernisation, rénovation, transformation de la  vie politique est absolument indispensable. Les citoyens ne veulent plus de guerre de partis, de lutte de clans, ils veulent que les responsables politiques s'occupent d'eux et portent des projets structurants.

L'indispensable réconciliation des deux France, l'avenir de notre pays, le choix de société de demain, l'avenir de nos enfants et petits-enfants se décident dimanche prochain, le 7 mai 2017.               

Stéphane Fautrat,
candidat divers-droite dans la 6e circonscription du Loiret  

 
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TRIBUNE - Face au danger représenté par l'extrême droite pour les valeurs de la République et pour la liberté de la presse, apostrophe45 a sollicité un certain nombre d'élus locaux, militants et citoyens engagés pour qu'ils rédigent une tribune explicitant les raisons pour lesquelles, selon eux, il est impératif de faire barrage au Front national, lors du second tour de l'élection présidentielle, dimanche. Carole Canette, membre du bureau fédéral du Parti socialiste dans le Loiret, a répondu favorablement à l'invitation de la rédaction, en rédigeant cet appel personnel que nous vous livrons in extenso.

« Dimanche le seul bulletin de vote pour s’opposer au Front National, c’est le bulletin de vote Emmanuel Macron. Il n’était pas besoin de voir le débat entre les deux finalistes de l’élection Présidentielle pour me décider. Mais au lendemain de celui-ci, et devant des circonvolutions brandies comme des brevets de « bonne gauche »,  rien ne justifierait que je me taise. Alors que certains tergiversent, tortillent du nez, je veux appeler solennellement à la mobilisation sans faille : dimanche, les mains ne doivent pas trembler pour nous éviter le pire au prétexte que le vote Emmanuel Macron ne nous satisferait pas pleinement. 

L’adhésion ou non au programme d’Emmanuel Macron n’est pas la question. Le vote contre le FN doit être inconditionnel. Parce qu’il est question de libertés, parce qu’il est question de ne pas laisser libre court à la haine, parce qu’il est question de donner un signal clair à ceux qui déjà se lâchent et se répandent en propos racistes,  xénophobes et totalitaires dans les espaces publics qu’ils soient physiques ou numériques, et que chaque point de plus réalisé par la candidate de FN serait une sorte de laisser-passer donné à ces idées nauséabondes. 

«La République et ses libertés, c’est notre oxygène»

Il se trouve qu’Emmanuel Macron est en outre un humaniste, et que si tout ne me va pas dans son programme - loin s’en faut -, je n’ai en revanche pas d’inquiétude sur sa vision progressiste de la famille par exemple. Mais c’est presque un luxe. Ça n’est même pas ma question d’aujourd’hui. Dès le 8 mai, il sera question de désigner la représentation nationale. Il sera temps de dire alors ce qui nous va et ce qui ne nous va pas dans les réformes projetées Et je m’engagerai dans le débat avec mes valeurs de gauche. 

La gauche, de progrès, réformiste et généreuse, déterminée et responsable, oeuvrant pour l’égalité des chances, et la préservation de la planète, attentive aux  plus fragiles, c’est mon combat. Mais, la République et ses libertés, c’est, notre oxygène. Quels combats peut-on mener dans un environnement anoxié ? 

Un seul bulletin pour pouvoir respirer : Emmanuel Macron. »

Carole Canette

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TRIBUNE - Face au danger représenté par l'extrême droite pour les valeurs de la République et pour la liberté de la presse, apostrophe45 a sollicité un certain nombre d'élus locaux, militants et citoyens engagés pour qu'ils rédigent une tribune explicitant les raisons pour lesquelles, selon eux, il est impératif de faire barrage au Front national, lors du second tour de l'élection présidentielle, dimanche. Thierry Stromboni, candidat socialiste aux législatives dans la 5e circonscription Loiret, a répondu favorablement à l'invitation de la rédaction, en rédigeant cet appel personnel que nous vous livrons in extenso.

«Dimanche, il est prévu, selon les sondages, qu’environ 40% des électeurs choisiront de voter pour Marine Le Pen. Si ces chiffres, que j’espère moins hauts, se confirment, le FN n’accède donc heureusement pas au pouvoir mais son score indique que la digue des idées républicaines a fortement reculé.

À quelques jours du scrutin, le temps n’est pas à l’explication, l’urgence est à l’action citoyenne : le vote pour faire barrage au front national. Néanmoins, le 2e tour des élections présidentielles passé, le résultat espéré par les démocrates acquis, cela n’effacera pas la proportion des Français qui ont pu choisir de voter FN.

Plus qu’une tentative d’explication pertinente, cette tribune se veut un début de prise de recul sur le phénomène de croissance de l’audience d’un parti d’extrême droite.

Il y a déjà bien longtemps que nombreux sont ceux (j’en suis) qui répètent que le FN est un parti qui prône l’exclusion, le racisme, la haine, la xénophobie… qu’il est en substance anti démocratique, autocratique, par bien des aspects, populiste, volontiers en collusion avec d’autres partis fascistes (…), qu’il est l’héritier des idées qui ont conduit aux heures noires de la France, etc. Cela ne convainc pas ses électeurs, cela n’évite pas que d’autres soient convaincus. 

Face à ces arguments, justes mais plus affirmés qu’expliqués, le FN a continué sa progression, en estompant ses aspérités, louvoyant entre ses discours contradictoires, détournant le sens des valeurs républicaines (laïcité, solidarité…). Et dans un temps où le slogan est considéré à l’égal d’un programme, où le constat est confondu avec l’analyse, il est plus aisé de convaincre ceux qui n’ont pas accès au décodage.

«Les références du FN sont antirépublicaines, inconciliables avec un état de droit»

Expliquer, sans mépris, avec clarté, devient une exigence pour tous, citoyens engagés, éducateurs, médias, hommes politiques. Placer face à l’indignité des discours du FN, notre indignation calme mais déterminée. Démontrer que les références du FN sont antirépublicaines, inconciliables avec un état de droit. Voilà bien des objectifs à poursuivre avec constance. 

Alors, à l’heure où le débat de l’entre-deux tours a démontré la violence et l’indigence caractéristiques des discours du FN, il n’en reste pas moins qu’au-delà des discours, c’est la capacité de notre pays à exiger une politique qui répond aux besoins de sa société, réduit les inégalités, promeut, émancipe, et c’est la capacité de ceux qui s’engagent, à mettre en œuvre cette politique avec une éthique qui crédibilise leur action, qui sont en jeux.

Les femmes et les hommes de gauche ont, de tout temps, prôné et défendu la République, conçu et fait vivre la démocratie. C’est pourquoi, dimanche 7 mai, je voterai Emmanuel Macron pour faire barrage au FN. »

Thierry Stromboni,
candidat socialiste aux législatives dans la 5e circonscription Loiret

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TRIBUNE - Face au danger représenté par l'extrême droite pour les valeurs de la République et pour la liberté de la presse, apostrophe45 a sollicité un certain nombre d'élus locaux, militants et citoyens engagés pour qu'ils rédigent une tribune explicitant les raisons pour lesquelles, selon eux, il est impératif de faire barrage au Front national, lors du second tour de l'élection présidentielle, dimanche. Déjà conquise par les idées d’Emmanuel Macron, Fabienne Leproux, maire-adjointe en charge de l’Éducation et de la Jeunesse à Fleury-les-Aubrais, a répondu favorablement à l'invitation de la rédaction, en rédigeant cet appel personnel que nous vous livrons in extenso. Mais plus encore qu’un acte militant, elle explique surtout les raisons de son engagement à l’heure où les « grands partis » de la Ve République ont été tout bonnement balayés du second tour de la présidentielle.

« Je suis En Marche! depuis plusieurs mois, pour le renouvellement de la sphère politique, à l’appui d’une démarche citoyenne qui rassemble et pour une vision progressiste de la société. 

Le contexte politique de l’élection présidentielle 2017 est à la fois  inédit et déroutant. Il amène un vent de transformation de l’échiquier politique par le mouvement En Marche! d’Emmanuel Macron, qui impulse une nouvelle vision de la politique, au-delà des clivages droite/gauche, impliquant une participation citoyenne forte et rassemblant des acteurs, habitants, élus, de tous horizons et de parcours parfois différents, mais rassemblés par l’idée de pouvoir transcender les codes et participer ainsi à la transformation de l’échiquier politique. 

Contexte déroutant, car il remet grandement en question le rôle des partis traditionnels droite/gauche qui ne sont pas, pour la première fois sous la Ve République, au second tour d’une élection présidentielle. Ceci montre définitivement le rejet d’une politique qui n’a pas su évoluer avec notre société en pleine mouvance. 

En marche vers «une ère nouvelle»

Ce qui m’irrite encore davantage, eu égard cette situation inédite, de besoin de changement politique clairement exprimé, c’est l’attitude de responsables ou de personnes engagés politiquement au plan local qui ne se prononcent pas, ne serait-ce que parce qu’ils ont un rôle à jouer sur la scène politique, ou ceux qui prônent le vote blanc… Il faut admettre que l’ère politique classique, qui a fini par exaspérer bon nombre de citoyens, est en pleine transformation. Mais certains pensent que le classicisme en politique a encore de l’avenir. Moi, je pense plutôt que tout ceci bascule dû à une implication citoyenne.

Cela fait des années que le taux d’abstention progresse, que l’on assiste à la montée progressive d’une politique de l’extrême, que l’on observe une manque de repères chez les jeunes mais aussi chez nombre de citoyens au sein d’une société économiquement et humainement compliquée. Ces indicateurs sont le reflet d’une ère nouvelle en gestation. Et bien nous y sommes et le mouvement En Marche! vient de donner l’impulsion de cette ère du « Faire autrement », « Penser Autrement » et « Faire Ensemble », « Co-construire ». Il s’agit de partager les enjeux et les projets d’amélioration de notre société. 

«Certains pensent que le classicisme en politique a encore de l’avenir…»

Je suis impliquée, depuis de nombreux mois, dans le comité En Marche! À Fleury-les-Aubrais. Nous avons participé à la construction du programme par des ateliers participatifs et j’y retrouve avec plaisir des habitants, de tous âges, qui s’étaient  éloignés de la vie politique et qui se retrouvent dans cette implication  citoyenne dynamique dans les Comités En Marche. J’ai participé au meeting du mouvement En Marche! à Châtellerault ; c’est dans une relation très directe que nous pouvions échanger avec Emmanuel Macron, très pragmatique dans ses réponses. 

Dans ma vie professionnelle, je suis manager dans un grand groupe de services. Le management collaboratif et la co-construction permettent la réussite des projets. C’est exactement la même méthode qui m’anime en tant qu’élue locale, adjointe au maire à l’Education  et à la Jeunesse, car c’est en équipe et à l’appui d’une concertation permanente que l’on peut réussir à améliorer le bien-être de nos concitoyens ou à donner une impulsion nouvelle parfois à des sujets.    

« Faire autrement », « Penser Autrement » et « Faire Ensemble », « Co-construire »

Dans le programme d’Emmanuel Macron, j’y ai trouvé beaucoup d’intérêt pour sa vision de l’Education. Je milite pour la co-éducation car nous  nous avons tous, parents, enseignants, acteurs des collectivités territoriales, pour dessein de donner tous les meilleurs outils et le meilleur environnement aux plus jeunes. 
Parmi les mesures proposées, celles de mettre en place des classes de 12 élèves en zone prioritaire REP+, paraît incontournable pour développer les meilleurs apprentissages dans de meilleures conditions de temps et d'espace.
Sa vision de l’Europe, qu’il faut refonder par la clarification et simplification des rôles , et la Forrmation Professionnelle et l’apprentissage que Emmanuel Macron veut développer en corrélation avec les besoins des citoyens, très en amont , sont prioritaires. 

« Les 5 ans à seront déterminants  et ne souffriront d’aucun retard dans l’action »

Emmanuel Macron : sa méthode le consensus ; le pragmatisme. Elle me va bien car c’est en équipe, avec des visions pluri-disciplinaires, co-élaborées que l’on atteint un résultat qui doit ensuite être réajusté si besoin et avec la forte envie de pouvoir y contribuer et poursuivre mon implication  dans le mouvement En Marche. 

Je suis centriste, humaniste, pour «le Faire autrement » et avec les citoyens, en totale adéquation avec Emmanuel Macron. Impliquée, engagée, mon vote pour le programme Macron est avant tout celui de cette impulsion nouvelle, où les 5 ans à seront déterminants  et ne souffriront d’aucun retard dans l’action, car les citoyens attendent beaucoup, dans une société qui est compliquée mais où la transparence et le courage de l’équipe Macron conforteront ce dynamisme citoyen engrangé. »

Fabienne Leproux
 maire-adjointe en charge de l’Éducation et de la Jeunesse à Fleury-les-Aubrais​

 

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TRIBUNE - Le maire socialiste de Saint-Jean-de-la-Ruelle, et par ailleurs conseiller départemental, Christophe Chaillou, va diffuser dans sa commune un message appelant ses administrés à faire barrage au Front national dimanche prochain, et donc à glisser dans l’urne un bulletin de vote pour Emmanuel Macron. Pour donner un écho plus important à cet appel, il l’a adressé à la rédaction d’apostrophe45 qui a choisi de le publier. En voici le contenu in extenso

« Lors du 1er tour de l'élection présidentielle, vous avez dans notre commune de Saint-Jean-de-la-Ruelle mis en tête de vos suffrages Emmanuel Macron.

Je souhaite vous  appeler à confirmer ce choix le 7 mai prochain et à vous rassembler largement autour de sa candidature. Il s'agit en effet d'une décision essentielle pour notre pays. Chaque voix comptera.

 Le choix est simple : quelle que  soit votre sensibilité, je vous invite à rester fidèles aux valeurs essentielles de la République et à notre engagement européen.

Les solutions simplistes et le repli sur soi ne sont pas des réponses responsables. Chacun le sait ... même si certains peuvent être tentés d'y adhérer. 

« Je sais, pour y être confronté au quotidien, que la situation n'est pas simple pour beaucoup de nos concitoyens »

Je sais, pour y être confronté au quotidien, que la situation n'est pas simple pour beaucoup de nos concitoyens. Dans le même temps nous connaissons tous le potentiel formidable de notre pays et je suis convaincu que nous devons relever les défis auxquels nous sommes confrontés avec confiance et optimisme.

Parce qu'il s'agit de rester fidèle à nos convictions en faveur de la justice et du progrès,

Parce que je nous sais fondamentalement attachés aux valeurs de la République et aux traditions de la France ,

Parce qu'il s'agit avant tout de l'avenir de nos enfants et petits enfants,

Je vous appelle à voter le 7 mai et à apporter votre confiance à Emmanuel Macron.»

Christophe Chaillou
maire socialiste de Saint-Jean-de-la-Ruelle,
conseiller départemental

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TRIBUNE - Alors que les parlementaires LR du Loiret, même de manière sibylline et sans trop de conviction parfois dans la voix ni d’arguments forts dans le propos, assurent rester encore fidèles à François Fillon, le président LR du Département, Hugues Saury, a publié une tribune, vendredi soir, dans laquelle il estime que François Fillon ne peut plus être le candidat de la droite et du centre et qu’un autre candidat doit « porter les valeurs et le programme qui fera gagner la France. » Sans jamais appeler ce dernier à quitter la course à la présidentielle, Hugues Saury fait le constat que le vainqueur de la primaire « a rompu unilatéralement le contrat qui le liait à ses électeurs de novembre » et qu’il n’est plus en mesure aujourd’hui de gagner une élection présidentielle pourtant promise à la droite. Reste donc cette question essentielle : les élus de la droite et du centre ont-ils la capacité, collectivement, d’imposer à François Fillon la décision de partir ou cette décision ne peut-elle être prise que par François Fillon lui-même ? C’est tout le sujet des débats depuis trois jours. Voici sa tribune. 

« Depuis trois semaines, la vie politique s'accélère à un rythme effréné. Chacun peut faire autour de lui le constat de l'incompréhension qui se mue progressivement en sourde réprobation. Je ne souhaite pas me placer sur le terrain de l'affaire Pénélope, ni même sur celui d'un candidat qui élevait  la probité et l'honnêteté en valeurs fondamentales et qui, en quelques jours, s'est renié plusieurs fois. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de mesurer la capacité de ma famille politique à confirmer ce qui paraissait une évidence il y a peu : la victoire. 

« Du boulevard qui s'ouvrait devant nous, nous sommes passés à une impasse »

Du boulevard qui s'ouvrait devant nous, nous sommes passés à une impasse. Ce changement de l’opinion ne s’explique pas par une distance des électeurs avec le projet. Le seul sujet reste de savoir si François FILLON réunit les conditions requises pour mener le combat et le rendre victorieux. Manifestement non. Ce n'est pas le cas aujourd'hui et ce ne le sera pas demain.

François FILLON n'aurait pas gagné la primaire dans le contexte d'aujourd'hui et il a rompu unilatéralement le contrat qui le liait à ses électeurs de novembre.

 Après cinq années perdues pour la France, face aux graves menaces populistes, il m'apparaît de notre responsabilité collective et individuelle de dire stop. Il est grand temps de reprendre le combat des idées et de redonner ses chances à la droite et au centre. Je le regrette, mais c'est maintenant un autre candidat qu'il nous faut pour porter les valeurs et le programme qui fera gagner la France. »

Hugues SAURY, président du Département

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REGARD. Chaque semaine, Soufiane Sankhon, adjoint aux Sports pour la ville d’Orléans, livre pour apostrophe45 une chronique libre où il est question de sport à proprement parler bien sûr, d’un point de vue des performances athlétiques comme des enjeux sociétaux, politiques et économiques, mais également de bien-être, de dépassement de soi ou encore de nutrition. L’analyse aiguisée d’un élu local sur des sujets d’actualité, locaux, nationaux et internationaux, mais également le regard pertinent d’un ancien athlète de haut niveau, vice-champion d’Europe de karaté en 1999, aujourd’hui engagé sur les terrains de rugby autant que sur les tatamis des sports de combat. Pour cette nouvelle tribune, Soufiane Sankhon constate et regrette l’absence d’un programme dédié à la pratique du sport dans les projets présidentiels présentés depuis des semaines par les candidats investis. 

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« A l'aube de l'élection du 25ème président de la République Française le sport n'est pas un sujet »

« A l'aube de l'élection du 25ème président de la République Française le sport n'est pas un sujet. Que ce soit au titre de l'éducation physique et sportive, du sport pour tous, du sport de haut niveau, de la formation, du sport acteur de la citoyenneté ou du sport santé... Complètement déconnecté d'un des plus puissants vecteurs de socialisation, tout comme l'est la culture, les décideurs de demain enferment le débat dans une approche caricaturale et technocratique.

Pas plus les 35 milliards d'euros par an que pèse le sport dans l'économie française, les près de 270.000 équipements répartis sur notre territoire ou les plus de 65% de Français qui pratiquent une activité physique au moins une fois par semaine, n'attisent la curiosité de ceux qui s'exaltent pour leur vision de la France de demain. Encore faudrait-il être en phase avec celle d'aujourd'hui.

La bataille sans concession que se livrent ceux qui offrent leurs services, l'industrie du textile, les chaînes TV et autres groupes souhaitant associer leur image, témoigne de l'importance d'un enjeu qui semble n'échapper qu'à nos hauts responsables. Au-delà des intentions et autres discours idéologiques c'est un programme ambitieux qui s'appuie sur la pluralité des réalités que vivent les Français qui doit permettre de faire bouger les lignes. À condition de le vouloir.

« Le sport de haut niveau n'apparait toujours pas dans les programmes »

Trop de pans sont occultés ou négligés pour servir, dans l'urgence, des projets « potentiellement » productifs. Bazarder des slogans sur la base de typologies sclérosées, dont la banalité est consternante, relève d'une démagogie d'un autre temps.

Au lendemain des Championnats du Monde de handball, dont la France sort reine, le sport de haut niveau n'apparait toujours pas dans les programmes. À quand une redistribution des gains du sport professionnel aux disciplines dont l'élite, aux performances similaires voire supérieures, ne bénéficie pas des mêmes retombées médiatiques. Le cadre normatif que propose le sport ne fait l'objet d'aucun plan de développement cohérent et structuré à l'échelle nationale. Chacun bricole dans son coin.

Enfin, là où tout le monde s'accorde, sans avoir besoin d'être docteur en médecine, à reconnaître que l'activité physique contribue irrémédiablement à l'amélioration de la santé, aucune mesure n'est portée, à l'exception d'un candidat de façon anecdotique, afin de faire la promotion de dispositifs innovants. Les élections se suivent, les candidats se succèdent, sans transcendance pour l'environnement sportif... à suivre. »

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GABEGIE - Jean-Pierre Delpuech, professeur et éditeur orléanais, réagit à la publication tout à fait récente d’un livre consacré à Arthur Nauzyciel, metteur en scène et ancien directeur du CDN d’Orléans. Un texte panégyrique de 400 pages, tiré à 2.000 exemplaires et distribué gracieusement, dont le seul coût d’impression avoisinerait les 14.000 euros. Alors que les subsides publics baissent régulièrement pour financer la culture, et donc le théâtre, Jean-Pierre Delpuech s’interroge sur l’utilité d’une telle publication, et plus encore il s’indigne du coût qu’elle a pu représenter pour la collectivité.

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Jean-Pierre Delpuech, professeur et éditeur. (Photo. DR)

« Arthur Nauzyciel, metteur en scène et directeur du Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre s’en va. Après dix années passées à Orléans, il part rejoindre le Théâtre National de Bretagne, à Rennes. Souhaitons-lui une bonne installation dans ses nouvelles fonctions. Son départ a donné lieu à la publication à l’automne 2016 d’un ultime livre, « Le dernier livre ». La luxueuse brochure présentant la saison du CDN, très largement distribuée, annonçait ainsi cet événement littéraire : « On ne quitte pas un lieu qu’on a aimé sans en prendre congé, si possible en beauté ».

« En fait d’Arthur Rimbaud, c’est à un panégyrique à la gloire d’Arthur Nauzyciel que nous sommes conviés »

Quel est donc le contenu de ce « Livre mémoire, livre trace, livre souvenir » ? Une mise au point s’impose immédiatement. Il ne s’agit pas d’un livre. Un livre comporte un ISBN, c’est-à-dire un numéro l’identifiant, des exemplaires de celui-ci sont remis au dépôt légal, etc. Un livre est publié par un éditeur à la suite d’un contrat d’édition, il peut encore s’agir d’une auto-publication. Un livre a un prix, un prix fixe, déterminé par l’éditeur. Rien de tout cela ici, il s’agit plus clairement d’un instrument, d’un outil de communication coordonné par une journaliste (gracieusement ?). On y trouve pêle-mêle et selon un plan chronologique, interviews, témoignages, récits…

Venons-en maintenant au fond de ce « livre d’art pour un théâtre d’art » qui « tendra des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre, des chaînes d’or d’étoile à étoile », comme l’indique le beau papier glacé de la brochure citant le poète Rimbaud…

En fait d’Arthur Rimbaud, c’est à un panégyrique à la gloire d’Arthur Nauzyciel que nous sommes conviés. Le texte long de plus de 400 pages accueille bien quelques rares plumes mais le plus souvent, les contributions de celles et ceux invités à s’exprimer dans cet opus se résument à une bien lourde flagornerie sans doute pour partie liée aux contraintes économiques de la vie d’artiste.

Morceaux choisis : « Travailler à ses côtés, c’est transcender les conventions du rapport metteur-scène/acteur ». Plus loin on apprend que le directeur du CDN est « une sorte de Tchekhov du XXIème siècle ». Rien de moins que cela ! Qui est donc cet homme qu’un éclairagiste nous décrit comme celui qui a « complètement changé son regard sur la lumière », qui « échappe à toutes les terminologies du théâtre », qui « n’est pas naturaliste, pas didactique, pas réaliste » (sic), qui n’est « pas tout à fait réel » ? N’en jetez plus, mais il semble difficile de ne pas succomber à l’apologie de cette figure théâtrale éthérée. Le livre rapporte même le propos touchant d’un lycéen pour qui le spectacle d’Arthur Nauzyciel « a été la meilleure chose qui m’a été donnée de voir ». Il est vrai que les lycéens furent toujours conviés en nombre aux différents spectacles donnés ces dernières années…

« On pourrait continuer ainsi à égrener les propos des thuriféraires du maître des lieux pendant une décennie»

L’éloge se poursuit et c’est ainsi qu’on salue « l’absolue radicalité en même temps que l’infinie délicatesse de son travail ». On pourrait continuer ainsi à égrener les propos des thuriféraires du maître des lieux pendant une décennie dont je laisse au lecteur le soin d’apprécier le style et la qualité littéraire : « L’être humain est métaphysique. On vit et on meurt. Entre les deux, que fait-on ? On aime, on perd des gens, on tombe, on se relève ».

Tout ceci pourrait effectivement prêter à sourire s’il n’était pas question d’argent public. Il y quelques semaines, le directeur du CDN interrogé par Télérama.fr (22/12/2016) concernant la baisse des subventions, s’exprimait en ces termes : « Il y a eu de l’argent gelé, des petites coupes ici ou là. Globalement, les subventions n’ont pas augmenté, donc on se retrouve avec moins. » On constatera qu’il en reste suffisamment pour publier ce « livre » et à quel prix ! Ce précieux ouvrage tiré à 2000 exemplaires a coûté autour de 14000 euros pour sa seule impression. Sa conception graphique, comme tous les supports de communication du CDN, a été confiée à M/M, une des agences les plus en vues de Paris (il n’y a pas d’agences en Région ?) aux tarifs reconnus pour être très élevés. Le « livre » du CDN est généreusement offert sur simple demande et envoyé par la poste à tous les directeurs et acteurs culturels majeurs de France et de Navarre. Mais avec quel argent ? Le nôtre.

« Les CDN ont pour ambition de concourir à la démocratisation culturelle, ils participent à une mission de service public»

Le CDN Orléans/Loiret/Centre créé en janvier 1992 est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Centre, la Région Centre-Val de Loire et la Ville d’Orléans. Nés à la Libération, les CDN ont pour ambition de concourir à la démocratisation culturelle, ils participent à une mission de service public en offrant des spectacles de qualité et accessibles à tous. On ne peut que se féliciter de l’existence de ce type de structure assez unique dans le monde et les subventions pour elle ne seront jamais assez importantes. Arthur Nauzyciel, dont il n’est pas question ici de débattre de la compétence en qualité de metteur en scène, en est bien conscient et c’est avec plaisir qu’on note sa vision de la relation aux spectateurs : « Le CDN se doit et leur doit d’être artistiquement le plus exigeant, mais il doit aussi rester accessible au plus grand nombre. » On ne peut que souscrire à cette ambition lorsqu’elle repose en plus sur le désir d’« aider les gens à passer le seuil de nos portes ». Mais, le problème n’est pas là. Il est dans l’utilisation d’un budget très conséquent au service d’entreprises malheureuses comme ce projet éditorial instrument d’une communication sujette à caution et fort coûteuse. Oui, il faut savoir parler d’argent public en matière culturelle et nous ne nous satisferons jamais des propos d’un contributeur à ce « Dernier livre » qui dresse le tableau suivant du CDN d’Orléans: « Ici, pas de pression financière, pas d’interrogations superflues sur ce qui va plaire ou pas, pas de ces injonctions trop fréquentes qui « salissent » les gestes artistiques, (…) un lieu à échelle humaine débarrassé des contraintes économiques ».

« C’est aux élus des collectivités territoriales qui subventionnent cette structure mais aussi au représentant de l’État d’éviter de tels errements »

C’est aux élus des collectivités territoriales qui subventionnent cette structure mais aussi au représentant de l’État d’éviter de tels errements. Il leur appartient de rappeler ce que doit être une utilisation citoyenne des subventions dans le cadre de budgets contraints, liée à une situation économique qu’il est inutile de préciser. Les citoyens, contribuables, électeurs et spectateurs du théâtre contemporain sauront l’apprécier. »

Jean-Pierre Delpuech

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RÉACTION - D'ici « quelques semaines », le préfet de Région Nacer Meddah, devra avoir trouvé 580 places d'accueil en Centre-Val de Loire pour les migrants « volontaires » censés être évacués de la « jungle » de Calais et des trottoirs parisiens. Au niveau national, l'objectif déclaré est d'avoir fait émerger «d'ici à la fin de l'année 2016» plus de 12.000 places dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) partout en France (excepté en Corse et en Ile-de-France). ce qui n'a pas manqué de susciter moult réactions d'opposition à cette décision gouvernementale. Le groupe Front national à la Région a même qualifié les migrants « d'indésirables » et de « métastases ». Le président de Région (PS), François Bonneau, a décidé de publier une tribune et en appelle aujourd'hui « à prendre nos responsabilités face à ce devoir de solidarité qui nous concerne tous». 

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« Loin des réactions affolées, outrancières et manipulatrices de certains, nous, Présidents de Région et élus régionaux socialistes faisons le choix de réfléchir et d’agir avec responsabilité s’agissant de la question des migrants qui sont autant de vies brisées dont le chemin tragique a conduit les pas vers notre pays et les poussent vers la côte de Calais.

N’oublions pas que ces hommes, ces femmes, ces enfants ont le plus souvent fui des théâtres de guerre ou d’insécurité. Notre histoire a toujours connu des mouvements massifs et le droit d'asile fait partie de nos valeurs. Aujourd’hui, responsable et déterminé, le gouvernement souhaite mener une politique de dignité et d’efficacité en répartissant les réfugiés sur le territoire avec la création de 9.000 places dans des Centres d'accueil et d'orientation.

Le démantèlement progressif de la Lande de Calais sera précédé d’un travail minutieux et précis, afin de déterminer la situation de chacune des personnes qui s’y trouvent actuellement. L’expérience acquise dans l’accueil des demandeurs d’asile en provenance de Calais – 6.000 dossiers traités, et 161 Centres d’accueil et d’orientation ouverts, sera ainsi précieuse. Ceux qui ne relèvent pas de ce dispositif seront reconduits à la frontière. Il ne s’agit donc pas de créer des mini-Calais en France.

Présidents de Région, élus régionaux engagés notamment dans l’éducation, la formation, nous nous tenons prêts pour prendre nos responsabilités face à ce devoir de solidarité qui nous concerne tous. Actuellement impactée, la Région Hauts-de-France est confrontée à une situation de saturation ; nous lui apportons aujourd’hui notre soutien car c’est là notre conception de la solidarité nationale.

Dans un pays de 65 millions d’habitants, l’accueil de 7.000 migrants ne peut apparaître déraisonnable. Loin d’alimenter des peurs, de diffuser des contre-vérités, nous nous engageons à nous tenir aux côtés des habitants et élus locaux – notamment les maires - pour bâtir avec les services de l’Etat une réponse de proximité, à échelle humaine. Nous agissons ainsi avec pragmatisme et nous refuserons toujours l’exploitation politicienne de sujets tels que celui-ci. »

François Bonneau,
président PS de la Région Centre-Val de Loire

 

 

 
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COUP DE GUEULE - Député (Les Républicains) de la 3e circonscription du Loiret, Claude de Ganay, pousse un coup de gueule ce mercredi, suite à l'agression sauvage de quatre policiers dans la cité sensible de la Grande Borne dans l'Essonne, et aux inscriptions « anti-flics », véritable appel au meurtre, sur les murs de la Sorbonne à Paris.

« Le samedi 8 octobre, des policiers ont été sauvagement agressés à Viry-Châtillon (Essonne) par une bande de criminels. Selon les premiers éléments de l’enquête, les assaillants étaient armés de barres de fer, de pierres et de cocktails Molotov, lesquels ont été jetés à l’intérieur des véhicules de police. 4 agents ont été grièvement blessés, l’un d’entre eux se trouvant encore entre la vie et la mort. Ce matin, ce sont des appels à l’assassinat de policiers qui ont été retrouvés sur les murs de la Sorbonne. 

Samedi, l’agression était physique, aujourd’hui elle est verbale : dans les deux cas la réponse pénale doit être d’une fermeté absolue !  Alors que le gouvernement prétend tour à tour que « la France va mieux », qu’il « n’existe pas de zone de non-droit », ou que la délinquance recule, les Français constatent la banalisation de la violence et le recul de l’autorité de l’Etat. 

«Il est urgent de changer radicalement de politique pénale»

Il est urgent de changer radicalement de politique pénale. Le laxisme et l’indifférence de ce gouvernement face à la délinquance ont créé un terreau fertile pour les bandes violentes. Les dysfonctionnements de la chaîne pénale entretiennent un réel sentiment d’impunité chez les délinquants. Le gouvernement ne peux plus se satisfaire de mots : des actes forts sont attendus. 

Le plan de construction de places de prison récemment annoncé intervient après l’annulation de celui prévu par la précédente majorité : c’est une farce ! Les Français seront les seuls juges du bilan de cette majorité lors des prochaines élections présidentielle et législatives. »

Claude de Ganay, 
député LR du Loiret

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