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Le 26 Septembre 2018, 02h56

COLLECTIVITÉS - « La France des territoires s’est exprimée dimanche, et a infligé un échec cinglant au Président de la République et à son Gouvernement. A présent, deux décisions majeures attendent les collectivités territoriales : la réforme de la décentralisation et la participation des collectivités territoriales à l’effort de redressement des finances publiques de la Nation.

La réforme de la décentralisation, au vu des résultats des élections municipales, et de ses conséquences sur la gouvernance des intercommunalités, voire celle du Sénat, ne saurait être pensée, comme jusqu’à présent dans le cafouillage permanent, avec des versions successives tout aussi incompréhensibles que contradictoires.

« Le Gouvernement et particulièrement M. Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, devront donc entendre les collectivités territoriales »

Une réforme de la décentralisation doit être préparée à l’avenir, dans une véritable concertation, et non des Etats généraux, limités à deux petites journées d’échange, servant d’alibi pour des projets politiciens de charcutage électoral ou de partage des territoires et des compétences entre grands barons socialistes, durement rappelés aux réalités par les électeurs. M. Valls sera vite amené à le comprendre.

Sous peine de rencontrer une opposition grandissante et paralysante pour le pays, le Gouvernement et particulièrement M. Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, devront donc entendre les collectivités territoriales, et ne pas mépriser celles de la ruralité et des villes moyennes et petites, qui ont construit l’unité de notre nation.

« Après la défaite historique de la gauche aux municipales, espérons que le prétexte ne sera pas tout trouvé pour punir les collectivités locales »

La participation des collectivités territoriales à l’effort de redressement des comptes publics est une évidence. Mais, là encore, tout est dans la méthode et le courage à l’appliquer. Le Plan d’économies devra être ambitieux, juste et transparent, en réduisant fortement le périmètre de l’Etat et donc de ses administrations, et surtout en évitant la simple asphyxie des collectivités locales, qui assurent l’essentiel des investissements publics et des interventions sociales, culturelles et économiques sur le terrain.

Après la défaite historique de la gauche aux municipales, espérons que le prétexte ne sera pas tout trouvé pour punir les collectivités locales, et surtout les communes et intercommunalités, la sanction financière intervenant comme des représailles faciles à une sanction politique que le pouvoir n’aurait ni médité, ni accepté. »

Eric Doligé, Sénateur UMP,
Président du Conseil général du Loiret

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