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Le 19 Décembre 2018, 14h28

Le projet d'un centre aquatique moderne sort enfin des cartons puisque l'État semble décidé à céder à la Ville le site de l'ancienne prison. 

« Le projet tel qu’il a été conçu est un appel à quelque chose de calme, d’apaisant, de végétal, au cœur pourtant d’un environnement très urbain », Muriel Cheradame.

COMME UN POISSON DANS L’EAU - D’une vieille prison vétuste et insalubre à un complexe aqualudique végétal et vitré, le contraste va être saisissant. Alors que le projet de construire ce centre aquatique ultramoderne en lieu et place de l’ancienne prison d’Orléans se heurtait jusqu'à présent à la décision de l’État de vendre ou non le site dont il est encore propriétaire, un pas décisif semble être sur le point d’être franchi dans le sens de cette vente. Lors du conseil municipal du lundi 14 mai, Olivier Carré, maire de la ville, a annoncé en effet que l’État renonçait à convertir l’ancienne prison en un centre pour les détenus en fin de peine, comme cela fut enviség un temps, et que le site serait donc bel et bien à vendre dans les semaines à venir. Reste encore à savoir à quel prix pour la ville et sous quel délai précisément. 

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(Documents / Bouygues/Nicolas Michelina)

« Le futur centre aqualudique sera de plain-pied, vitré avec des zones réfléchissantes »

Pour autant, le projet, estimé à un plus de 20 millions HT, est, lui, bien arrêté puisque le choix de l’architecture et du constructeur a été fait. Et communiqué lundi. La copie rendue par le duo Bouygues/Nicolas Michelina a ainsi séduit la ville et remporté la mise. « On souhaitait que ce site renvoie un signal fort et pour nous ce signal fort, c’était d’abord son aspect paysager. Le projet tel qu’il a été conçu est un appel à quelque chose de calme, d’apaisant, de végétal, au cœur pourtant d’un environnement très urbain », décrypte  Muriel Cheradame, adjointe au maire d’Orléans en charge de l’aménagement urbain. Et pour « faire venir la nature en ville », selon la formule de l’élue, les choix architecturaux ont donc privilégié le végétal, la transparence et l’horizontalité. « Le futur centre aqualudique sera de plain-pied, vitré avec des zones réfléchissantes, et quarante arbres de haute tige, comme ceux plantés Place du Martroi, encercleront le bâtiment. Ce sera à la fois très végétal et très innovant », se réjouit l’élue qui souligne que l’architecture de ce centre aqualudique rentrera en résonance avec celle du MOBE - Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement - en cours de réhabilitation non loin de delà, dans le quartier Gare-Pasteur lui aussi. 

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(Documents / Bouygues/Nicolas Michelina)

Le montage financier n’a, quant à lui, pas été communiqué

Les aspects techniques du projet ont également été révélés : ce centre aqualudique très moderne  offrira ainsi un bassin d’apprentissage, un bassin de nage, un espace de bien-être et des éléments ludiques avec notamment un simulateur de glisse pour le surf. Bref, ce sera Biarritz à Orléans, ou pas loin… La livraison de l’ensemble devrait intervenir, si l’État ne tergiverse pas dans son intention de vendre le bâtiment et ne se montre pas trop gourmand dans la somme qu’il en exige, au cours de l’année 2020. Le montage financier n’a, quant à lui, pas été communiqué. Tout juste sait-on qu'il « y aura un marché de performance sur cinq ans qui comprend la construction, la maintenance et l'exploitation », dixit Muriel Cheradame. Il ne s’agirait pas que ce centre nautique ultramoderne fasse boire la tasse aux finances de la ville… 

A. G.