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Le 24 Septembre 2018, 01h37

Le groupement associant, entre autres, Bouygues, l’architecte J. Fourrier et le cabinet Populous a été retenu pour la réalisation du projet Co’Met.

« En ayant ces équipements qui, entre eux, peuvent-être mis en résonnance et fonctionner en même temps sur un seul plateau  cela nous permettra d’avoir des expos XXL », Olivier Carré.

STRUCTURANT - Le projet Co’Met franchit une nouvelle étape décisive, en ayant désigné, ce mardi 11 juillet, le lauréat chargé de réaliser le futur complexe adossé au Zénith d’Orléans et qui doit lui associer trois nouvelles salles : une grande salle des sports (8.000 à 10.000 places), un palais des congrès « pour le développement du tourisme d’affaires avec des milliers de congressistes » et un parc des expositions (16.000 m2 minimum). Un projet métropolitain structurant dont le coût a été estimé à 100 millions d'euros et dont les premiers coups de pelle devraient être donnés dès 2018. À commencer par l’agrandissement du parking des Montées (2.000 places).

Le candidat retenu est donc le groupement associant Bouygues, l’architecte et urbaniste Jacques Ferrier – qui a réalisé notamment le Pavillon France pour l’exposition universelle 2010 de Shanghai -, le cabinet d’architecture américain Populous, spécialisé dans les réalisations d’infrastructures sportives – Arena, stades de base-ball, stades, etc. – et, enfin, le cabinet Chaix-Morel qui n'est pas en terre inconnue à Orléans, et encore moins sur ce site-là, puisque c'est lui qui a réalisé le Zénith d’Orléans. Jacques Ferrier a travaillé, en lien avec d'autres disciplines, à la création d'un laboratoire de recherche pour développer une approche humaniste et sensible de la ville et de l’architecture. Son travail a fait l’objet de nombreuses publications en France et à l’étranger. Exit donc les groupements GCC, Sogea et Eiffage.

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« Jacques Ferrier est également l’architecte en chef qui a su saisir le mieux l’identité du territoire »

« À l’issue d’une procédure de dialogue compétitif, et après avis motivé du jury sur les offres finales présentées par les groupements, la Commission d’Appel d’Offres d’Orléans Métropole a retenu l’offre économiquement la plus avantageuse remise par le groupement Bouygues », a déclaré Olivier Carré, maire d’Orléans et président de la Métropole, avant la présentation vidéo du projet Co’Met. « Jacques Ferrier est également l’architecte en chef qui a su saisir le mieux l’identité du territoire, a précisé l’élu. La caractéristique des façades de la Co’Met est qu’elle se tient aussi bien du côté urbain que du côté des bois. Cet ensemble architectural est donc complexe à réaliser. »

 

 L’architecte prendra en compte un niveau d’exigence élevé en matière de développement durable et de respect environnemental. Il y aura une application de la RT 2012 moins 50% et des performances attendues sur les objectifs de consommation de fluides et d’énergies, le recours aux énergies renouvelables, la pérennité des matériaux... 

Le modèle économique repose, là encore, sur une véritable complémentarité des différentes structures comme l’explicite le président de la Métropole d’Orléans : « En ayant ces équipements qui, entre eux, peuvent-être mis en résonance et fonctionner en même temps sur un seul plateau , cela nous permettra d’avoir des expositions XXL. Ça permet d’acquérir des modes de fonctionnement qui peuvent être joints, sachant qu’il y aura des manifestations le jour et d’autres la nuit ; en tout cas, cela nécessitait des mises au point architecturales dans les flux de circulation, dans le domaine de la lumière, de la gestion des logistiques, du confort des sièges, de l’accueil… Nous saluons-là l’œil de l’expert. »

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La nuit, le bâtiment vibrera en lumière avec une façade informative visible côté nord comme côté sud. Le reste de la façade restera illuminée. Des vagues en aluminium blanc reflèteront les mouvements de lumière en permanence. « On a un fil ligérien qui crée ainsi une vraie signature orléanaise », dixit Olivier Carré.

 

 

Co’Met servira également de « marqueur d’entrée de ville, d’entrée de capitale »

Outre les équipements proposés, Co’Met servira également de « marqueur d’entrée de ville, d’entrée de capitale », au sud de la métropole orléanaise. Enfin, l’autre marqueur se situe au niveau de la grande salle sportive. L’objectif est de « conforter et de développer le sport de haut niveau sur le territoire d’Orléans en se positionnant sur une jauge sportive discriminante (8.000 à 10.000 places suivant les configurations) répondant à l'ensemble des cahiers des charges des fédérations sportives nationales et internationales et de domicilier un club résident (OLB) », a rappelé Olivier Carré. Evidemment, cette salle s’inscrira d’ores et déjà comme étant l’une des plus modernes de France sur le plan technique. « Orléans veut faire la démonstration d'un projet numérique innovant « 3.0 » utilisant entre autres les dernières technologies tant au niveau des services à l'usager, de la gestion de l'accessibilité, des interactions entre espaces de l’équipement, qu'en matière de production et de retransmission d'évènements », a ponctué ce dernier.

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À noter que des aménagements annexes (d’un montant «d’une dizaine de millions d’euros») seront, en plus, nécessaires - et qui sont hors marché -, telles qu’une voie de stockage de rames de tram supplémentaire, la création d’une nouvelle station ou encore l’édification d’un nouveau carrefour. 

Enfin, Olivier Carré et les services urbanistiques métropolitains souhaitent, dès à présent, « anticiper les potentielles demandes de mutations commerciales », au regard dudit projet et ce au profit d’activités hôtelières et de restauration. « Mais rien n’est encore décidé », a assuré l’édile. 

La Co’Met est désormais sur orbite. Livraison de la salle sportive et du Palais des congrès dès 2020 ; le parc des expositions d’ici 2021-2022. 

Richard Zampa