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Le 26 Février 2018, 02h04

Conseiller général sortant, le socialiste Christophe Chaillou, dont le binôme est arrivé en tête au soir du premier tour des départementales dans le canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle, confie ses craintes sur le délitement de l'esprit républicain.

«Les classes moyennes ont le sentiment aujourd'hui, et ce n'est pas faux parfois, de toujours payer pour les autres», Christophe Chaillou, candidat PS.

Résumé: 

INQUIÉTUDES - Christophe Chaillou, candidat PS qualifié au second tour des départementales, est également maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle depuis 1998. Il siège depuis 2001 au Conseil Général du Loiret et à l’Agglomération Orléans Val de Loire. Il est associé à une autre socialiste, Hélène Lorme, adjointe au maire d’Ingré en charge du sport, des activités physiques et de la vie associative. Christophe Chaillou, respecté et reconnu dans sa commune, est arrivé largement en tête au premier tour avec 42,42% des suffrages exprimés dans ce canton. Également qualifié pour le second tour, ce dimanche, le binôme constitué d'Alain Bacquey et de Jennifer juillet (Front National) qui a obtenu 26,64 % des voix.

apostrophe45. Vous vous êtes largement imposé au premier tour dans votre canton, mais comment expliquez-vous une présence relativement forte du FN sur ce territoire ?
Christophe Chaillou (maire de la Saint-Jean-de-la-Ruelle et candidat PS sur ce canton). Dans ce canton-là comme sur les autres. On retrouve les mêmes caractéristiques qu'un certain nombre de cantons urbains. C'est globalement l'expression d'un sentiment de ras-le-bol d'une partie de nos concitoyens pour lesquels le vote FN est un vote de protestation. À Saint-Jean-de-la-Ruelle comme ailleurs, c'est aussi le reflet d'une crise d'identité ressentie par une partie croissante des concitoyens. Je le constate au quotidien. Il y a dans ce vote beaucoup de détresse sociale et de précarité sociale. Saint-Jean-de-la-Ruelle connaît le niveau de revenu le plus faible de l'agglomération. Mais il y a aussi un rejet croissant des...

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